mardi 3 janvier 2017

La galette des rois

Noël est à peine passé que nous voilà déjà prêts pour la galette des rois !
Il faut le savoir, l’Epiphanie n’a, aux origines, rien de religieux. En effet, cette fête était plutôt païenne puisqu’elle faisait partie des célébrations autour du solstice d’hiver. Durant ces fêtes, maitres et esclaves étaient tous égaux et mangeaient à la même table. Quant à la fève, elle fait aussi partie des symboles du solstice d’hiver puisque c’est le premier légume qui pousse au printemps. Les premières fèves en porcelaine de Saxe ne sont apparues qu’en 1875.
Suivant les pays l’Epiphanie a plus ou moins d’importance. Elle est très fêtée chez nos voisins, notamment en Espagne ou au Portugal. On y fête le jour des Rois mages et les enfants reçoivent leurs cadeaux. De grands défilés de chars sont organisés dans les villes et les villages.
L’Epiphanie c’est avant tout un moment de partage autour d’un gâteau, différent selon les régions, galette à la frangipane ou brioche des rois. A l'origine, les galettes des rois étaient de simples pains dans lesquels un haricot était utilisé en guise de fève.

Quelques recettes à (re)découvrir…

La traditionnelle Galette des rois à la frangipane



Temps de préparation : 15 minutes -  Temps de cuisson : 40 minutes
Ingrédients (pour 6 personnes) : 2 pâtes feuilletées, 100 g de poudre d'amandes, 75 g de sucre semoule, 1 œuf, 50 g de beurre mou, quelques gouttes d'extrait d'amande amère, 1 jaune d'œuf pour dorer, 1 fève.
Préparation de la recette :
Préchauffer le four à 210°C (thermostat 7).
Disposer une pâte dans un moule à tarte, la piquer avec une fourchette.
Mélanger dans un saladier tous les ingrédients (poudre d'amandes, sucre, œuf, beurre mou et extrait d'amande amère).
Etaler la préparation sur la pâte, y mettre la fève (sur un bord, pour minimiser les chances de tomber dessus en coupant la galette!).
Refermer la galette avec la seconde pâte et bien souder les bords.
A l'aide d'un couteau, décorer la pâte en y traçant des dessins et dorer au jaune d'œuf (dilué dans un peu d'eau).
Percer le dessus de petits trous pour laisser l'air s'échapper, sinon elle risque de gonfler et de se dessécher.
Enfourner pendant 30 minutes environ (surveiller la cuisson dès 25 minutes, mais ne pas hésiter à laisser jusqu'à 40 minutes si nécessaire).
Recette tirée du célèbre site http://www.marmiton.org/

La Couronne des Rois Provençale aux fruits confits


Temps de préparation : 30 minutes - Temps de cuisson : 15 minutes
Ingrédients (pour 2 couronnes) : 500 g de farine, 150 g de beurre, 100 g de sucre, 4 œufs, 3 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger, levure de boulanger : un cube (40 g), zeste d’orange râpé,  fruits confits en petits cubes, fruits confits entiers pour la garniture
Préparation de la recette :
(!! Attention il faut 5 h de repos au total pour la pâte !!).
Délayer la levure dans un peu d’eau tiède avec 50 g de farine et une pincée de sucre. Laisser reposer 1 h dans un endroit tiède.
Dans un saladier mettre le reste de farine, le sucre, le beurre fondu et refroidi, les œufs entiers battus, l’eau de fleurs d’oranger, le zeste d’orange râpé. Bien mélanger l’ensemble et rajouter le levain de façon homogène et battre l’ensemble avec la paume de la main pendant au moins 5 mn.
Mettre la pâte en boule dans un saladier, recouvrir d’un torchon et laisser gonfler 3 h au tiède.
Reprendre la pâte et mélanger rapidement les fruits confits coupés en cubes.
Séparer la pâte en 2 boules régulières. Enfoncer le poing au milieu d’une boule pour faire un trou et agrandir le trou en étirant la pâte de façon à former un boudin cylindrique.
Poser sur une plaque huilée et laisser reposer encore 1 heure.
Dorer à l’œuf battu et faire cuire à four préchauffé à 150°C pendant 15 à 20 mn, avec un bol d’eau pour humidifier l’air du four. Surveiller la fin de la cuisson.
Garnir le gâteau froid de fruits confits entiers que l’on peut laquer avec du sirop de sucre (mais ce n’est pas obligatoire), on peut aussi saupoudrer de sucre cristallisé.
Ne pas oublier de glisser une fève.
Recette tirée du site http://www.marmiton.org/

La galette des rois sablée (ma préférée !)


Temps de préparation : 15 minutes -  Temps de cuisson : 30 minutes
Ingrédients (pour 6 personnes) : 250 g de farine, 150 g de beurre ramolli, 100 g de sucre, 1 sachet de sucre vanillé, 1 œuf + 1 jaune pour dorer
Préparation de la recette :
Mélanger, dans un saladier, la farine, l’œuf, le sucre, le sucre vanillé et le beurre ramolli. Pétrir le tout à la main. Faire une boule avec la pâte.
Découper une feuille de papier sulfurisé. Etaler la pâte en y plaçant la fève (sur le bord).
Lui donner une épaisseur de 2 cm environ, placer la galette sur une plaque du four.
Badigeonner la surface de la galette au jaune d’œuf. Dessiner des croisillons à la fourchette.
Faire cuire à four moyen 20 à 30 minutes à 200°C. Retirer la galette du four lorsqu’elle a une belle couleur dorée.

Et, bien sûr, nos albums sur la galette à raconter aux enfants :
Régalez-vous et bonne lecture !
Karine.

vendredi 25 novembre 2016

Un p’tit tour dans l’histoire du cinéma avec la Cinémathèque française



La cinémathèque française a pour principales missions de préserver, restaurer et diffuser le patrimoine cinématographique. Elle possède plus de 40000 films et des milliers de documents et objets liés au cinéma. Son origine remonte à 1935 lorsqu’Henri Langlois et Georges Franju collectionneurs de vieilles copies de films créent un ciné-club afin de faire connaitre les œuvres du passé. L’année suivante, nait la Cinémathèque française grâce au soutien moral et financier de Paul-Auguste Harlé. Depuis 1998 la cinémathèque est située rue de Bercy dans le 12ème arrondissement.

La cinémathèque se compose d’un musée, d’une bibliothèque et d’un espace réservé aux expositions.

Le musée
Le musée permet de découvrir un patrimoine unique au monde couvrant la préhistoire du cinéma à nos jours. On y trouve des costumes et des accessoires mythiques, de luxueux modèles de lanternes magiques, des boîtes à images et vues d’optiques du 18ème, des caméras et projecteurs, des maquettes ou éléments de décors, des affiches,… Il s’agit d’un ensemble exceptionnel constamment enrichi. Le visiteur peut également expérimenter des appareils du pré-cinéma, tels que le zootrope.


L’exposition « De Méliès à la 3D : la machine cinéma » - à découvrir jusqu’au 29 janvier 2017
La Cinémathèque présente une exposition inédite sur l'histoire de la technique et sur les métamorphoses successives de l'image animée, de la fin du XIXe siècle jusqu'à l'ère numérique. L’exposition retrace les grandes étapes de l’histoire du cinéma : la chronophotographie (fin du XIXe siècle), les « talkies » (1927), le Technicolor (1932), le CinemaScope (1953), le format 70 mm (1955), la caméra légère et la Nouvelle Vague (années 1950), l'ère numérique (années 1990),… L'exposition contient des pièces uniques : les premières caméras de Marey, Lumière et Méliès, la belle Technicolor des grands classiques hollywoodiens, la caméra de Jean-Luc Godard, la torpille sous-marine d'Océans, la machine de Microcosmos, les luxueuses et modernes Panavision et les plus récents appareils numériques…


Le site de la cinémathèque : http://www.cinematheque.fr/

Envie d’en savoir plus sur le cinéma ? Voici une sélection de documents à emprunter à la bibliothèque :

Karine

mercredi 2 novembre 2016

Roald Dahl, un auteur pour petits et grands !

Roald Dahl, vous connaissez ? Mais oui, c’est l’auteur de Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche, Matilda, et bien d’autres encore ! Et puis, il y a quelques semaines, on en a beaucoup parlé de Roald Dahl, pour le centenaire de sa naissance.


Roald Dahl est né le 13 septembre 1916 au Pays de Galles et mort le 23 novembre 1990 à Oxford en Angleterre. Il est le troisième enfant d’une famille aisée de six enfants. Ses parents sont norvégiens. Après le décès du père d’une pneumonie, la mère de Roald Dahl décide de quitter le Pays de Galles pour l’Angleterre. En 1932, à vingt ans, Roald Dahl part travailler en Afrique pour une compagnie pétrolière. Puis, il s’engage dans la Royal Air Force comme pilote de chasse, dès la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale. Six mois plus tard, il échappe par miracle à un terrible accident d’avion dans le désert.



C’est en 1943, à Washington, qu’il commence à écrire des nouvelles d’humour noir à suspense, destinées aux adultes. Il écrit en l’occurrence son premier livre, Les Grimlins (1943), qui sera adapté au cinéma en 1984. Et c’est en 1960, après avoir publié pendant quinze ans des livres pour adultes, que Roald Dahl débute dans la littérature enfantine. Pour ses quatre enfants il commence à inventer des histoires plus gaies.

Il est difficile de classer les romans de Roahl Dahl dans des catégories tant son œuvre est diverse. Il a écrit des romans autobiographiques (Moi, boy,…), des contes (Les minuscules, L’enfant qui parlait aux animaux,…), des romans fantastiques (Le bon gros géant, Sacrées sorcières, Charlie et l’ascenseur de verre,…), des fables (Sales bêtes !), des romans d’amour (Un amour de tortue), des nouvelles (L’homme au parapluie et autres nouvelles,…),…



Plusieurs d’entre eux ont été adaptés au cinéma.


Vingt-six ans après sa disparition, son œuvre séduit encore les petits et les grands qui ont su garder une âme d’enfant...
Le site officiel : https://www.roalddahl.com/
Karine

vendredi 14 octobre 2016

Eric Puybaret, un illustrateur formidable !

Eric Puybaret est un illustrateur jeunesse qui travaille à l'ancienne. Ses illustrations sont peintes sur des toiles qu'il découpe ensuite pour les donner à un photograveur qui a une machine rotative datant des années 1970 pour être fidèle aux créations de l'auteur. Eric Puybaret travaille avec plusieurs auteurs et maisons d'édition.
Son premier livre "Au Pays de l'alphabet"  a été publié en 1999 chez Gautier-Languereau mais il n'est malheureusement plus publié. J'ai découvert cet illustrateur avec "Graines de cabanes" (que nous aurons bientôt à la bibliothèque) en 2005. J'ai été séduite par ces illustrations tellement poétiques, aériennes, accompagnées par le texte de Philippe Lechermeiier et qui nous emmènent autour du monde dans des cabanes extraordinaires. 
 "Cache Lune" est un album dont il est l'auteur et l' illustrateur. C'est l'histoire d'un jeune garçon qui va devenir  "Cache-Lune" pour remplacer l'ancien qui va partir à la retraite. Mais à quoi sert un Cache-Lune ? Pour le savoir, je vous invite à ouvrir cet album qui traite aussi d'entraide et d'amitié. Quand Eric Puybaret crée une histoire complète, il part toujours des images qu'il a dans la tête et ensuite il écrit le texte pour les accompagner.
Il a aussi illustré une chanson que j'adore d'Henri Salvador et qui a bercé mon enfance : Une Chanson douce. Nous l'avons sous forme de livre-disque et Eric Puybaret a mis tout son talent poétique pour mettre en images cette histoire. 
Plus récemment, en 2014, il a travaillé avec Anne-Fleur Drillon qui a écrit le texte de Mireille.  Mireille est une hirondelle et elle est l'amie d'un petit garçon qui rêve de voler et de faire des voyages merveilleux. Il va avoir comme voisin un grand-père inventeur de machines extraordinaires. Va-t-il enfin réaliser son souhait grâce à cet homme ? Cet album est de format assez grand pour nous permettre de plonger dans les illustrations toujours aussi belles.
Valérie

mardi 20 septembre 2016

Le Festival America, c’est terminé !


Une bien belle édition cette année encore. Les festivaliers ont pu découvrir de nouveaux auteurs ou rencontrer ceux qu’ils admirent déjà. La plupart des événements ont fait salle comble, mais l’ambiance restait détendue.

J’ai passé deux jours bien remplis à Vincennes, pour assister à beaucoup d’événements : deux interviews, une avec Iain Levison, l’autre avec Laura Kasischke, qui précédaient la projection d’adaptations de leurs romans à l’écran : Un petit boulot (de Pascal Chaumeil) pour Levison, White Bird (de Gregg Araki) pour Kasischke. Une rencontre privilégiée avec ces écrivains, à qui le public a pu poser des questions à l’issue de l’entretien. Les traducteurs ont fait un travail remarquable pour nous transmettre la parole des auteurs. Il était également possible de discuter un peu avec ceux-ci lors de séances de dédicaces à la librairie, ce qui a été grandement apprécié.

J’ai assisté à des tables rondes sur des sujets aussi variés que la poésie américaine, les cours de creative writing (ateliers d’écriture, où on apprend à écrire de la fiction. Ces cours sont très répandus dans les universités américaines et beaucoup d’écrivains sont passés par là. Le phénomène commence à se développer en France), l’héritage de Martin Luther King, la famille comme sujet inépuisable, le monde latino aux Etats-Unis, le rapport entre un roman et son adaptation cinématographique ou télévisuelle... Que de pistes de lecture et de réflexion !

Rendez-vous dans deux ans pour la prochaine édition du festival, et en attendant vous pourrez bientôt découvrir sur nos étagères de nouveaux livres écrits par certains auteurs présents le week-end dernier.

Pour en savoir plus : http://www.festival-america.org/
Julie

mercredi 14 septembre 2016

Tous au Festival America !!!

Tous les deux ans, Vincennes se transforme en un petit coin d’Amérique à l’occasion du Festival America. Un pays d’Amérique du Nord est mis en lumière à travers sa littérature, des expositions photo, des concerts. Cette année, ce sont les Etats-Unis dont on fête l’anniversaire de l’indépendance.

De nombreux écrivains vont traverser l’Atlantique pour venir, du 8 au 11 septembre, le temps d’un long week-end, à la rencontre de leurs lecteurs dans différents lieux de la ville. Les lectures de textes, rencontres avec les auteurs, tables rondes pendant lesquelles trois ou quatre écrivains sont interrogés par un journaliste autour d’une problématique commune, se déroulent dans une ambiance détendue et passionnée.

Je ne peux que vous encourager à y aller si le sujet vous intéresse, on en revient toujours avec mille idées de lecture. La star, cette année, sera James Ellroy, l’auteur du Dahlia noir, à qui de nombreuses manifestations sont consacrées.






Venez retrouver ses livres à la bibliothèque ! Vous pourrez aussi lire ou relire ceux de Don Winslow, Laura Kasischke, Dan Chaon, Megan Abbott, entre autres, avant de les voir en chair et en os au festival.


Pour plus de renseignements, une seule adresse : www.festival-america.org.

Julie

mardi 30 août 2016

Vive les vacances !

Montagne, mer, campagne ? Quelle destination choisir pour les prochaines vacances ? Trouver le lieu idéal pour se détendre est parfois difficile mais le plus important à mon avis est de passer des bons moments quelque soit le lieu.
Mais il faut de tout façon se décider entre ces trois destinations aux charmes différents.
La montagne offre ses paysages magnifiques, ses randonnées, ses villages typiques perchés et ses artisans d’art.
Les montagnes françaises sont multiples et variées, elles donnent aux visiteurs des sensations, des paysages à couper le souffle.


Quand à la mer, évidemment ce sont ses plages, le soleil, le parasol mais aussi la pêche à pied et le ramassage de coquillages ou les balades sur les chemins côtiers.  On y vient aussi pour regarder cette étendue d’eau qui fascine, qui nous attire, et nous rafraîchit quand il fait très chaud.
Venir à la plage est très différent selon le moment de la journée ; le matin, les familles débarquent avant que le soleil soit trop fort, l’après-midi, les adolescents arrivent jusqu’au soir et en fin de journée, les retraités avec le pique-nique.


 
La campagne paraît moins attrayante mais on peut y passer ses vacances à la ferme, faire des balades à vélo, découvrir les différentes cultures selon les régions. La France offre plusieurs visages de la campagne ; des champs à perte de vue, vallonnée, en forme de bocage.

Mais je pense aussi à ceux qui restent chez eux. On connaît rarement sa région et son département alors que souvent les offres de sorties sont nombreuses. Les Yvelines est un joli territoire vallonné avec des fermes, des musées, des parcs, des bases de loisirs et bien d'autres choses à découvrir.
Je vous souhaite de bonnes vacances, ici ou ailleurs. Et n'oubliez pas un peu de lecture dans vos bagages !
Valérie

vendredi 10 juin 2016

Les bibliothèques de châteaux

Les bibliothèques de châteaux
 
De tous temps, mais plus précisément depuis Charles V (1338-1380), les rois de France, les princes et les nobles ont eu à cœur de constituer leur propre bibliothèque. Certains étaient vraiment des bibliophiles passionnés.
 
Charlemagne, déjà, avait créé une bibliothèque dans son palais d’Aix-la-Chapelle. Louis le Pieux (778-840) et Charles le Chauve (823-877) avaient, eux, confié la décoration de textes précieux à des enlumineurs dont certains exemples subsistent encore à la Bibliothèque nationale de France. Charles V avait reconstitué une brillante collection de documents installée en 1368 dans une tour du château du Louvre. En 1429, elle a été, hélas, dispersée. C’est à partir de Louis XI (1423-1483) que la continuité d’une bibliothèque royale sera assurée, cette bibliothèque étant transmise à son fils, Charles VIII (1470-1498).
 
Pendant longtemps, les bibliothèques n’ont occupé qu’une place modeste. Mais à partir de François 1er (1494-1547), elles deviennent l’objet de toute l’attention des rois, et des nobles, qui veulent ainsi assoir leur puissance. Ils vont alors adopter une politique systématique de collecte de documents. Les XIVème et XVème siècle voient ainsi l’essor des bibliothèques privées et princières, mais souvent ces bibliothèques ne survivent pas à leur propriétaire et les collections sont dispersées.
 
Aujourd’hui, il reste peu de bibliothèque dans les châteaux. En voici cependant quelques unes près de chez vous :

A Chantilly, le splendide Cabinet des livres
Cette magnifique pièce contient 19000 ouvrages dont 1500 manuscrits et 17500 imprimés qui traitent de l’ensemble des sujets de la connaissance universelle. La bibliothèque contient 300 incunables environ (imprimés datant d’avant 1501) et 2500 livres imprimés au XVIème siècle. Cette magnifique collection (qui, en réalité, compte 60000 volumes) a, au départ, été commencée par le duc d’Aumale au XIXème siècle. Un lieu incontournable !
 


La bibliothèque du château de Vaux-le-Vicomte
 


La magnifique galerie de Diane à Fontainebleau
La galerie de Diane est la plus longue pièce du château, son magnifique plafond a été peint sous la Restauration. L’aménagement de la galerie de Diane en bibliothèque date de Napoléon III (1808-1873).
 


La bibliothèque du château de Breteuil
 


La bibliothèque de Louis XVI au château de Versailles
 

Bonnes visites !
Karine

(Source des photos : wikipedia, sites des châteaux,www.all-free-photos.com)

mercredi 18 mai 2016

L'univers Manga

 
Vous avez certainement tous déjà entendu au moins une fois le mot « manga ». Même si vous l’avez surement plutôt entendu dans la bouche d’une petite tête blonde, il faut savoir que cette forme de BD japonaise s’adresse à tous. Un petit éclairage sur ce qu’est le manga s’impose !

Les débuts du manga en France
L’apparition du manga en France est liée à la diffusion dans les années 80-90 de séries cultes telles que Albator, Candy ou Goldorak.
Aujourd’hui, la France est le second marché mondial du manga derrière le Japon.

Un peu d’histoire…
Le mot « manga » est formé de deux idéogrammes : « man » et « ga » qui signifient, respectivement, « léger » et « image ». Ce mot aurait été inventé par Hokusai Katsushika (https://fr.wikipedia.org/wiki/Hokusai), célèbre peintre d’estampes,  au 19ème siècle.

La Grande Vague de Kanagawa (1831) est la première des 46 estampes composant les Trente-six vues du mont Fuji, l'une des œuvres majeures d'Hokusai.
Aujourd’hui, ce terme désigne la bande dessinée japonaise. Un manga est généralement d’un format équivalent à un livre poche ou semi-poche. Il contient environ 200 pages en noir et blanc.  Le premier magazine japonais de manga pour jeunes, « Shonon Club » apparait en 1914, il s’agit des premières séries d’aventures. Pendant la seconde guerre mondiale, le manga va servir d’effort de guerre et être utilisé comme arme de propagande. Mais après la guerre, le manga va connaître un nouvel essor et voir l’arrivée d’un mangaka qui va révolutionner le genre, Osamu Tezuka.
A la fin des années 50, vont paraitre des récits plus adultes avec des sujets sociaux, politiques, des réflexions sur la guerre… Enfin, dans la seconde moitié du 20ème siècle, deux courants majeurs vont émerger, le shônen et le shôjo.

Le manga, des genres différents

Le genre Shônen
Il désigne les mangas destinés aux jeunes garçons avant l’adolescence. Les histoires sont souvent riches en action et pleines d’humour, les univers sont diversifiés : médiéval fantastique, contemporain, futuriste, sportif,…
       

Le genre Shôjo
Il désigne les mangas destinés aux jeunes filles avant l’adolescence, le thème de prédilection étant les histoires romantiques. Elles peuvent se dérouler à notre époque au Japon, dans un lycée ou en France au 18ème siècle. Les graphismes sont doux, les héroïnes ont souvent de grands yeux.
  

Le genre Seinen
Ce genre, auparavant destiné au jeune homme adulte s’adresse à présent plus généralement au lectorat adulte.

Les mangas peuvent aussi être des romans graphiques
Dans la production japonaise, on trouve aussi des titres plus proches des BD européennes, des romans graphiques dans lesquels les auteurs proposent des histoires plus personnelles, plus intimistes ou autobiographiques. Le plus connu dans ce domaine est surement Jirô Taniguchi.

Alors, envie de vous y mettre ? Vous pourriez essayer Emma, A silent voice, Une sacré mamie, et tous les autres…

Bonne lecture !
Karine

mardi 19 avril 2016

Si Versailles m'était conté...

Le château de Versailles est un des lieux culturels et historiques le plus visité en France. De part sa notoriété, de nombreux écrivains écrivent autour de ce lieu. Bien documentés, ces romans historiques nous apprennent beaucoup sur l'histoire du château et de ses habitants. 
Ainsi Annie Jay a écrit une série "Les Roses de Trianon" où Roselys qui a seize ans sait manier l’épée et monter à cheval. Mais ses parents vont décider qu’il est temps pour elle de vivre une vie de demoiselle et ils l’emmènent vivre chez sa tante à Paris. Elle va faire ainsi la connaissance de sa cousine Aimée et surtout de la reine Marie-Antoinette. Celle-ci a décidé de monter une pièce de théâtre et elle recherche une répétitrice : Roselys sera désignée par la souveraine. Dans ces romans, on découvre plutôt le Petit Trianon que Marie-Antoinette affectionnait particulièrement. 

"Le sourire de Marie-Adélaïde" a été écrit par Anne Piétri qui est connue pour "Les orangers de Versailles"Marie-Alélaïde est la future reine de France. Elle est mariée au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV. Grâce à son caractère, elle illumine la cour de Versailles. Mais derrière sa frivolité se cache un caractère bien trempé qui va lui servir pour aider son pays d'origine, la Savoie. Dans celui-ci, on découvre les moeurs de la cour de Versailles au temps du roi Soleil, Louis XIV. Bien écrit on suit les aventures de cette future reine qui va déjouer beaucoup de complots à son encontre. 
Quant à Anne-Sophie Silvestre, elle a inventé un personnage très dynamique prénommé Eulalie. Cette jeune fille vit en toute liberté avec son père. Mais cette vie va se terminer car elle va devenir fille d'honneur de Mademoiselle d'Orléans au château de Versailles. Cette perspective n'enchante guère Eulalie mais elle a plus d'un tour dans son sac. Arrivée au château, elle va trouver un lieu pour continuer à s'entraîner à l'escrime, habillée en garçon. Grâce à ce déguisement, elle va faire des rencontres et vivre quelques aventures. En lisant ce premier tome,"A nous deux, Versailles", on a envie de poursuivre la lecture avec cette héroïne rafraichissante. 

Ces trois auteurs sont un aperçu des publications qui existent autour de cette période historique. Le château de Versailles est une source d'inspiration qui paraît inépuisable. 
Bonne lecture
Valérie