Affichage des articles dont le libellé est Musique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Musique. Afficher tous les articles

mardi 18 juillet 2017

La Fête de la Musique

La Fête de la Musique

Imaginée et mise en place en 1976 à Toulouse par le musicien américain Joel Cohen, travaillant pour Radio France, la Fête de la Musique est instaurée en 1982 par Jack Lang, Ministre de la Culture de l’époque, et prise en charge par Maurice Fleuret, le Directeur de la musique et de la danse.


En 1985, à l’occasion de l’Année européenne de la Musique, La Fête de la Musique se diffuse dans les pays avoisinant, avant d’être soumise à une charte,  « La Fête Européenne de la Musique », signée à Budapest en 1997. Celle-ci permet à tous les nouveaux partenaires de s’y associer s’ils le souhaitent.

Elle est célébrée chaque année le 21 juin, pour coïncider avec le solstice d’été, la nuit la plus courte pour ceux qui veulent en profiter jusqu’à l’aube.

Fête de la musique à Rennes : appel aux amateurs

Au fil des ans, la Fête de la Musique s’est internationalisée et on peut aujourd’hui compter plus de 120 pays qui la célèbrent chaque année.

A cette occasion, de nombreux musiciens amateurs ont l’occasion de se produire dans les rues et les espaces publics. De nombreux concerts gratuits sont organisés par des amateurs et des professionnels. Un public large peut alors accéder à des musiques de toutes sortes et origines (musique classique, jazz, rock, world music, musique traditionnelle, etc.) et même des musiques chantées dans toutes les langues.

Fête de la musique organisée par le lycée hôtelier la Vidaude

Pour cette occasion, la musique entre dans les prisons, les hôpitaux et les écoles. De nombreux établissements restent ouverts plus longtemps ce soir-là pour accueillir le public, et des rues sont fermées à la circulation dans les grandes villes pour mettre en place des scènes organisées ou improvisées. Les spectateurs peuvent ainsi passer d’un style de musique à un autre.

Les parcs et les espaces sportifs sont réquisitionnés pour monter des scènes, et pour l’occasion, des salles de spectacles font exceptionnellement des entrées gratuites. Les concerts payants ne sont pas considérés comme faisant partie de la Fête de la Musique.

En 35 ans, la Fête de la Musique est devenu une manifestation musicale internationale emblématique qui s’adapte à la culture du pays qui la célèbre, réunissant toute population, tout âge et tout style pour une soirée festive
Lisa

mardi 23 février 2016

Une bulle de fraîcheur

Une bulle de fraîcheur

Louane est une jeune actrice et chanteuse que nous avons découvert grâce à l'émission de télé-crochet The Voice. Son premier album Chambre 12 s'est déjà vendu à 800 000 exemplaires. Elle est nommée aux Victoires de la musique dans la catégorie Album mais aussi pour la chanson de l'année avec "Avenir". 
Elle a déjà reçu en 2015 le César du Meilleur espoir féminin grâce à son rôle dans " La Famille Bélier" qui parle avec intelligence de la surdité et du quotidien d'une jeune entendante avec des parents sourds. 
Cette jeune fille respire la fraîcheur, la simplicité et l'authenticité. C'est pourquoi par ce temps froid, j'avais envie de partager cette vidéo avec vous.




A bientôt
Valérie










mardi 8 décembre 2015

Le violoncelle

Le violoncelle

Idée reçue n° 1 : le violoncelle est un instrument ringard.

Faux ! Bon, okay, je vous ai trouvé une vidéo qui ne vend pas beaucoup de rêve. Mais!
Vidéo : On peut faire plein de choses avec un violoncelle. Bon d’accord, ça a un rapport avec la musique, mais pas que la musique classique !
Je vais d’abord vous conter l’histoire de ce bout de bois un peu particulier.
Le violoncelle apparaît à la fin du XVI° siècle, peu après le violon. C’est dans la ville de Crémone, en Italie, que la famille des cordes frottées prend une ampleur incroyable, notamment avec un monsieur pas du tout connu, Stradivari (1644-1737).
Mais rien n’est fait pour le violoncelle ! Il est en grande concurrence avec la basse de viole de gambe. Certains compositeurs n’apprécient pas le violoncelle et continuent de composer uniquement pour la basse de viole. Mais à la fin du XVIII° siècle le violoncelle supplante sa concurrente, notamment grâce au succès des suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach.
Au début, en tant que remplaçant de la viole de gambe, on attribue au violoncelle le rôle d’accompagnement, la « basse continue ». Puis d’autres compositeurs s’intéressent à ses qualités mélodiques. Vivaldi (1678-1741) lui écrit 27 concertos et 11 sonates. Ou encore Boccherini (1734-1805) lui écrit des concertos pour violoncelle.
C’est la période romantique (XIX° siècle) qui va consacrer le violoncelle : Brahms, Schumann, Lalo, Saint-Saëns, Dvorak, Offenbach, Beethoven, ou encore Mendelssohn ont écrit de magnifiques morceaux pour violoncelle.
Au XX° siècle, les compositeurs continuent d’adorer le violoncelle. Je vous invite à écouter L’élégie de Gabriel Fauré, c’est un  morceau qui vous prend aux tripes ! lien Youtube : 


Un des musiciens emblématiques du violoncelle est sans doute Mstislav Rostropovitch. Il en est l’un des plus grands virtuoses. Regardez-le jouer devant le mur de Berlin en train de tomber… 



Maurice Maréchal (1892-1964) est un grand violoncelliste du XX° siècle, également. Je veux vous en parler pour une anecdote : il a fait la guerre des tranchées, et deux de ses camarades, menuisiers, lui fabriquent un violoncelle rudimentaire avec une boîte de munitions ! L’instrument a été surnommé « le Poilu », forcément.

Bref ! On peut jouer tout ce qu’on veut avec un violoncelle ! Regardez !!


Cello wars : 2cellos : Apocalyptica :



Voilà ! On peut être un violoncelliste tout sage ou alors un gros fan de métal, dans tous les cas ça sonne mortel !
Allez, je vous laisse, mon violoncelle m’attend !
Bérengère

vendredi 29 mai 2015

B.B. KING - THE LIFE OF RILEY

BB King nous a quittés le 14 mai 2015. Pour l’occasion, ARTE a diffusé un magnifique reportage sur B B King, ou le Roi du Blues revient sur sa carrière.
Il nous raconte avec beaucoup d’émotion son enfance et sa jeunesse dans les champs  de coton. Comment sa musique a été influencée par le Gospel et la culture ségrégationniste du Mississippi des années  50. On retrouve dans sa musique des influences de tous les grands noms du blues qu'il a su se réapproprier avec beaucoup de talent.
C’est un reportage très complet sur la vie de B B King, mais aussi sur l’évolution du blues et la vie des noirs américains au Mississippi dans les années 1950.
C’est un très bel hommage à ce grand nom du Blues.




Et pour ceux qui en voudront plus, disponibles à la bibliothèque



mardi 13 janvier 2015

Hans Zimmer





Hans Zimmer en 2010

Est un compositeur de musiques de films, né en Allemagne en 1957.

Il quitte très vite son pays d’origine pour les pays anglo-saxons. Il apprend la musique de façon peu académique puisque, d’après les quelques sources que j'ai glanées sur Internet, il serait un total autodidacte.
C’est le film Rain man (1988, avec Dustin Hoffman et Tom Cruise) qui va le propulser dans l’univers impitoyable, non pas de Dallas, mais d’Hollywood. Cette prouesse lui a même valu une nomination aux Oscars.
Suite à cela, les propositions se déchaînent : Ridley Scott, Ron Howard, John Badham…Et donneront des tubes mondiaux : le Roi Lion (en partenariat avec Elton John et avec un Oscar à la clé), USS Alabama, The Rock, Le Pacificateur, Lame de fond, Volte-face, le Prince d’Egypte, Pirates de Caraïbes…des films qui ne se ressemblent pas du tout mais dont la musique porte la marque de Zimmer.


A la bibliothèque, vous trouverez :


La ligne rouge. Sorti en 1998.
La bataille de Guadalcanal fut une étape clé de la guerre du Pacifique. Marquée par des affrontements d'une violence sans précédent, elle opposa durant de longs mois Japonais et Américains au cœur d'un site paradisiaque, habité par de paisibles tribus mélanésiennes (kanak). Des voix s'entrecroisent pour tenter de dire l'horreur de la guerre, les confidences, les plaintes et les prières se mêlent. 
Mon avis : à voir absolument, un chef-d’œuvre du film de guerre. Cette  musique est considérée comme le chef-d’œuvre de Hans Zimmer, tant elle parvient à retranscrire l’horreur que vivent les personnages ainsi que toutes les voix des soldats.

Gladiator. Sorti en 2000.
Le général romain Maximus est le plus fidèle soutien de l'empereur Marc-Aurèle, qu'il a conduit de victoire en victoire avec une bravoure et un dévouement exemplaires. Jaloux du prestige de Maximus, et plus encore de l'amour que lui voue l'empereur, le fils de Marc-Aurèle, Commode, s'arroge brutalement le pouvoir, puis ordonne l'arrestation du général et son exécution. Maximus échappe à ses assassins mais ne peut empêcher le massacre de sa famille. Capturé par un marchand d'esclaves, il devient gladiateur et prépare sa vengeance.
Mon avis : j’ai adoré ce film, à la fois épique et bouleversant, dans cette Rome en proie à la cruauté, à la jalousie, à l’envie, à la violence et à la décadence. A voir absolument ! Encore une fois Hans Zimmer prouve qu’il est un compositeur qui sait coller parfaitement à l’ambiance du film. On ne peut dissocier les images du son, et les deux se complètent parfaitement. Le film a d'ailleurs empoché 5 Oscars, dont celui de la meilleure musique.


The Last Samuraï. Sorti en 2003.
En 1876, le capitaine Nathan Algren vit avec les souvenirs des batailles sanglantes menées contre les Sioux. Fort de son expérience au combat, il devient conseiller militaire pour le compte de l'Empereur japonais soucieux d'ouvrir son pays aux traditions et au commerce occidentaux et d'éradiquer l'ancienne caste guerrière des samouraïs. Mais ceux-ci influent sur le capitaine Algren, qui se trouve bientôt pris entre deux feux, au cœur d'une confrontation entre deux époques et deux mondes avec, pour le guider, son sens de l'honneur.
Mon avis : un grand film qui montre toute la force des traditions japonaises et leur code de l’honneur (bushido). Très beau film, très émouvant et qui fait beaucoup réfléchir sur la poursuite effrénée du progrès prônée par nos sociétés.


The Dark Knight. Sorti en 2008.
Dans ce nouveau volet, Batman augmente les mises dans sa guerre contre le crime. Avec l'appui du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur de Gotham, Harvey Dent, Batman vise à éradiquer le crime organisé qui pullule dans la ville. Leur association est très efficace mais elle sera bientôt bouleversée par le chaos déclenché par un criminel extraordinaire que les citoyens de Gotham connaissent sous le nom de Joker.
Mon avis : Excellente prestation du regretté Heath Ledger (le Joker). Très bon film d’action où l’on retrouve l’éternel duo d’ennemis Batman / le Joker. La musique est épique à souhait !

Et voilà, il ne vous reste plus qu'à vous jeter sur la musique de Hans Zimmer qui, je m'espère, vous ravira autant que moi!
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Bérengère.

mardi 6 janvier 2015

Dans la famille Lomax, je voudrais le père (John Sr) et le fils (Alan)


Le nom de Lomax vous dit sans doute quelque chose, même si vous n’êtes pas un féru de musique américaine originelle. La famille Lomax, sous la houlette du père, John (1867-1948), a contribué à nourrir les archives de musiques traditionnelles dont les chants de prisonniers noirs et les blues du Sud profond.

John, ancien professeur de littérature anglaise, se passionne rapidement pour les chants de cow-boys et dès 1910, se lance dans une collecte des ballades traditionnelles pour la bibliothèque du Congrès. Son ouvrage Cowboy songs and other frontier ballads lui apportera une certaine popularité comme folkloriste grâce, notamment, à la préface que Roosevelt lui consacra. Après quelques déboires professionnels qui le détourneront un temps de l’enseignement mais non de sa passion pour les chants traditionnels, John embarque sa famille, dont son fils Alan (1915-2002). Ils partent alors en quête de chants et musiques du Sud des Etats-Unis, notamment ceux de la population noire, toujours victime de la ségrégation au début des années 30. Cette rencontre directe avec le blues du Mississippi va profondément marquer le jeune Alan, alors âgé de 18 ans.




Le blues n’est évidemment pas une nouveauté et les producteurs de disques se sont déjà fortement intéressés aux Race Records, comme ils les appellent, mais les Lomax n’ont pas attendu que les artistes viennent à eux. Prison, fermes de coton, églises, la famille Lomax n’hésite pas à traîner un phonographe enregistreur de 150kg sur tous les chemins pour se confronter à cette musique ensorcelante. Son House, Bulla White, Muddy Waters ou Leadbelly, enregistré pour la première fois en prison, vont faire partie de leurs découvertes !



Cette aventure est retracée dans le roman graphique Lomax, collecteurs de Folk songs de Frantz Duchazeau chez Dargaud, auteur qui avait déjà évoqué son amour du blues dans le Rêve de Météor Slim chez Sarbacane.




Evidemment, la musique afro-américaine ne sera pas leur unique marotte : les minorités hispaniques, les blancs pauvres puis les chants traditionnels européens permettront d’étendre ces magnifiques archives sonores !
Alan, très engagé politiquement à gauche, devra en effet quitter les Etats-Unis suite à la période du Maccarthysme et parcourra le monde en quête de chants et musiques traditionnels d’Irlande, d’Angleterre, de Russie ou encore des Caraïbes…
Si vous souhaitez en savoir plus sur le blues, la bibliothèque vous propose une magnifique exposition, prêtée gracieusement par la BDY, et ce jusqu’au 17 décembre, et créée par Blues en Seine. Je ne peux que vous conseiller leur site Itinéraire Blues et ses retransmissions radiophoniques de FIP ou Le Mouv’ sur l’aventure Lomax :
http://www.itineraires-blues.com/dossier-le-pays-ou-naquit-le-blues-dalan-lomax-sur-fip/
http://www.itineraires-blues.com/dossier-les-archives-dalan-lomax-sur-le-mouv/
Sans compter l’intégralité des enregistrements disponibles sur le site Cultural equity.

vendredi 19 septembre 2014

GET ON UP James Brown, l’homme derrière la légende


GET ON UP
James Brown, l’homme derrière la légende

   Le 24 septembre 2014, sortira le film « Get on up » produit par Mick Jagger et réalisé par Tate  Taylor (connu pour la couleur des sentiments). Il raconte la vie de James Brown, chanteur,  musicien et surtout, un des premiers afro-américains à devenir une superstar.


    James Brown est né le 3 mai 1933. Après une enfance pauvre et difficile, il est envoyé à 16 ans en maison de redressement. C’est là qu’il se met à la boxe et rencontre Bobby Byrd avec qui il formera ensuite le groupe « The famous flame ». Le Gospel de leur début se transforme vite en  R&B et ils connaîtront un énorme succès avec des  titres comme « Try me » ou « Please, please, please ».
  Il réalise ensuite un projet qui lui tient à cœur, l’enregistrement d’un album live capable de retranscrire l’atmosphère de son show. Malgré les réticences de la maison de disque, il sort le « Live at Apollo » (disponible à la bibliothèque )
                                                         
En 1966 « It’s a Man’s World » lui vaudra le surnom de "Godfather of Soul» et il devient le porte parole de la communauté noire.
                                         

Jusque là au sommet de sa carrière, il perd de sa superbe avec l’arrivée du disco dans le milieu des années 70, mais  reste imbattable sur scène.
 En 1988, il est accusé de violence sur son épouse sous l’effet de drogues dures et sera emprisonné pendant 2 ans. A sa sortie, il essaie de combler le retard et s’associe au mouvement techno-funk.
 Hospitalisé d’urgence suite à une pneumonie, il décédera d’un arrêt cardiaque le matin de Noël 2006.

Pour patienter en attendant la sortie du film, le documentaire d’ ARTE :

Aussi disponible à la bibliotheque :



Sandrine

vendredi 12 septembre 2014

Un orchestre pas comme les autres

Nous sommes en Bolivie, et un Français a une idée saugrenue : monter un orchestre d'enfants et d'adolescents dans un village perdu au fin fond du pays ! On est à San José de Chiquitos, à 265 km de Santa Cruz, à l’est de la Bolivie.

Le soir, après les cours, ces jeunes gens entre 8 et 18 ans se retrouvent à “l’école de musique”, qui est en fait un bâtiment de deux pièces : l’une qui sert de réserve et de réparation d’instruments, l’autre de salle de répétition.

Ils n’ont aucun cours théorique, tout se fait à l’oreille et par l’apprentissage empirique. Le premier jour, l’enfant vient et écoute ce que font les autres, puis petit à petit les notes viennent. Les instruments appartiennent à l’école et rien n’est jeté ! Le concierge de l’école fait également office de “luthier”. Même les archets coupés en deux peuvent être récupérés.

Ils jouent dans des conditions déplorables : imaginez l’impact de la chaleur et de l’humidité sur le bois et les cordes ! Il est très difficile pour eux de jouer juste à cause de ces facteurs climatiques.

Les enfants sont vraiment investis dans cet ensemble, ils travaillent très dur le soir. Un violon bon marché là-bas coûte environ 100 euros, soit un mois de salaire pour un artisan. Il est donc clair que les familles des musiciens n’ont pas du tout les moyens de leur offrir des instruments. Ils voient dans la musique le seul moyen de s'échapper de la misère et de voyager dans le monde.






Photo prise sur le site du Parisien dans son article évoquant la venue de l’orchestre de San José de Chiquitos à Toulouse en juin 2014, pour le festival “Passe ton Bach d’abord”.


Cet orchestre est né de l’idée d’Antoine Duhamel, 69 ans. C’est l’ancien Premier Trombone de l’orchestre du Capitole, à Toulouse. A 30 ans, il a quitté la France pour devenir chef d’orchestre à l’étranger. Il a commencé par le Venezuela, puis a déménagé en Bolivie il y a 9 ans.

Au Venezuela, il a repéré cette façon de “manager” un orchestre : la pratique, encore la pratique, toujours la pratique ! Il s’est inspiré de “El Sistema” : c’est un programme gratuit d’aide aux enfants en difficulté par l’apprentissage intensif et collectif de la musique. Leur but est de créer des orchestres d’enfants et d’adolescents. Vous avez bien entendu : tout est gratuit pour le musicien.

L’orchestre créé par Antoine Duhamel en 1999 est uniquement composé d’instruments à cordes : violons, altos, violoncelles, et une contrebasse. Il joue un répertoire baroque occidental : Bach et Vivaldi, mais aussi du baroque traditionnel bolivien.


Ils ont eu la chance de participer à une compétition en Argentine, dont voici un extrait video :


Comme quoi, cette aventure prouve que la musique n'a pas de frontières ! Alors, tous à vos violons et jouons ensemble !

A très bientôt !
Bérengère.

vendredi 5 septembre 2014

La Britpop, ben c’est du propre !

La Britpop, contrairement à mon annonce n’est pas une poudre à récurer qui vous donnera des étoiles plein les yeux… quoique!
Mouvement musical né en Angleterre à partir de 1993 suite à l’invasion des Nirvana, Pearl Jam et autres créatures chevelues dodelinant de la tête en rythme, la Britpop s’est voulu une réaction au grunge américain. Blur, Suede, Supergrass ou encore Oasis ont redonné leurs lettres de noblesse à la musique anglaise! La fin des années 80s fut surtout une période faste pour le Hip hop, genre auquel les britanniques restent totalement hermétiques, plutôt amateurs de bon rock des années 60s, 70s.
La britpop n’a d’ailleurs rien inventé puisqu’elle s’inspire totalement de cette période, des Beatles aux Kinks en passant par les Who et les Small  Faces : du rugueux en guitare et du festif. Le quotidien est omniprésent dans les paroles mais faut que ça bouge!


Alright (1995) de Supergrass, sur l’album I should coco

Ce mouvement a fait le tour de la planète au point même de faire la une des journaux quant au conflit présumé entre Oasis et Blur, devenus rivaux par le biais des médias.



Il faut dire que Liam Gallagher, le chanteur d’Oasis n’est pas la douceur incarnée quand il s’agit de ses concurrents et Damon Albarn, leader de Blur, en a largement fait les frais. Et puis, ces bisbilles musicales ne sont-elles pas sans rappeler les grands matches Beatles / Rolling Stones qui ont fait les riches heures des tabloïds anglais? ça croustille et ça fait vendre!
La Britpop incarne surtout cette période culturelle qu’est la Cool Britania, coïncidant avec l’arrivée de Tony Blair au pouvoir, phase euphorique après de longues années conservatrices.
Mais bon, cessons les grands discours, place à la musique!


Supersonic, premier single d’Oasis en 1994, sur l’album Definitely Maybe


Girls and Boys (1994) de Blur, single de l’album Parklife

Et pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus, je ne peux que vous conseiller les excellentes émissions d’Arte, sous l’égide des années 90 cet été, qui m’ont inspirée cette petite parenthèse musicale :)
http://www.arte.tv/guide/fr/051671-000/blur-oasis/?vid=051671-000_EXTRAIT-F
http://www.arte.tv/guide/fr/051060-007/the-90s-in-music-6-6
Maud

mercredi 27 août 2014

Petites suggestions de musique pour les voyages en voiture


Les voyages en voiture sur le chemin des vacances peuvent vite devenir infernaux avec des enfants qui s'ennuient et qui trouvent le temps long. Alors j'avais envie de vous donner quelques suggestions de disques jeunesse qui donnent le sourire et la pêche pour continuer plus sereinement le voyage.
Alors "En voiture avec le Roi des Papas", où nous écoutons la radio avec météo, intermèdes, chansons et petits jeux pour patienter pendant le trajet.
On peut aussi écouter tous les classiques de Walt Disney revisités par des interprètes français. On passe un bon moment et on redécouvre des titres que nous avons tant aimés enfant. Ce disque permet ainsi la transmission entre générations avec moults souvenirs et échanges sur les films liés aux chansons.
Les éditions Naïve ont, eux, fait une compilation  "VROUM VROUM en voiture avec les naïvettes" de leurs meilleurs interprètes à écouter dans votre voiture. Vingt chansons de Vincent Malone, de ZUT, d'Abel et quelques autres qui nous enchantent sur des rythmes sympathiques et variés.




Et que vous partiez tout prêt de chez vous ou loin, je vous invite à un voyage musical autour de la planète en écoutant "Chante le monde". On découvre des chants d'Espagne, du Portugal, de Roumanie, de Pologne, de Chine et des Antilles. Bref un vrai tour du globe en quelques chansons entraînantes et très gaies.

 

Mais je pense aussi aux parents, alors je vous propose de redécouvrir 12 classiques de la chanson française interprétées par les Enfants du Choeur de la Maîtrise de Paris. Ils chantent Souchon, Nino Ferrer, Georges Brassens, Téléphone et quelques autres. Ce sont vraiment de très belles voix, justes et fraîches. Je suis sûre qu'elles vous donneront envie d'entonner avec elles ces incontournables de la variété hexagonale. 



 Voilà, voilà, j'espère que ces quelques suggestions de musique vous permettront de passer un agréable voyage sur la route des vacances.
 Valérie

vendredi 9 mai 2014

Sergueï PROKOFIEV




Pourquoi est-ce que je vous parle de cet homme ? Eh bien, parce que je viens de lire une biographie romancée sur ce personnage extrêmement fascinant, et j’ai adoré ! C’est Dans la gueule du loup d’Olivier BELLAMY, chez Buchet-Chastel.



L’histoire commence à Paris en 1932. Avec sa femme Lina et leurs deux enfants, Prokofiev est en exil dans la capitale française. Leur vie est assez sereine cependant : il reçoit des journalistes et compose beaucoup, tandis que son épouse éconduit doucement les voisins qui se plaignent du bruit que fait le piano à queue à 3 heures du matin...
N’ayant peur de rien, Prokofiev croit pouvoir conserver sa liberté de composer, même face à l’ogre Staline, et décide de retourner avec sa famille en URSS...dans la gueule du loup.
J’ai été transportée par ce texte qui nous plonge dans l’intimité du compositeur, et nous donne une image de lui que je ne connaissais pas, celle d’un homme sinistre, persuadé d’être le plus grand génie de la musique, après Mozart. Un homme qui ne recule devant rien pour assouvir sa soif d’écriture, même à ignorer totalement sa famille. J’ai été bouleversée par ce livre, que je vous recommande !

Du coup, j’ai eu envie de vous parler de cet homme et de sa musique, que j’adore !

Né en 1891 et mort en 1953, Prokofiev est un compositeur russe qui a laissé derrière lui une multitude de morceaux d’anthologie. Il était également très bon pianiste. Dès son plus jeune âge, il compose des œuvres musicales, aidé par sa mère, pianiste amateur, qui vit très tôt les talents exceptionnels de son enfant. Elle lui fait prendre des cours de composition et de piano à Moscou. A 13 ans, il entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Durant ces années d’apprentissage, il apparaît comme un enfant particulier : imbu de lui-même, convaincu de sa supériorité par rapport aux autres élèves et même par rapport à ses professeurs, il montre un caractère totalement anticonformiste.
Il développe un style résolument avant-gardiste, et dès 1912 fait jouer à Moscou son premier Concerto pour piano, qui recueille un fantastique succès.
Fier d’un tel engouement à son égard, Prokofiev décide de partir à la conquête de l’Europe. Entre 1915 et 1917, sillonnant les grandes villes européennes (Londres, Paris), il est boulimique de composition, écrivant plusieurs œuvres en même temps, dont la fameuse Symphonie classique.

 

En 1918, il revient à Petrograd pour y faire jouer cette dernière, mais le pays est sur le point de rentrer en guerre et la censure est implacable. Il choisit alors l’exil.
Après un séjour aux Etats-Unis, il revient en Europe en 1921. Il continue à composer de façon frénétique, avec plus ou moins de succès, mais, dès 1927, il se languit de son pays et songe à y retourner.
En 1933, il revient au pays. Prokofiev est un homme qui a provoqué de terribles débats en URSS. Son style a été décrypté sous toutes les coutures, certains l’accusant d’être trop bourgeois, trop obscur, pas assez communiste. Cependant, il organise des tournées qui remportent un franc succès, et en 1936, il s’installe de façon permanente à Moscou.
En 1935, il compose le ballet Roméo et Juliette, puis, en 1936, une autre œuvre extrêmement célèbre du Russe, Pierre et le Loup. Cette dernière est très intéressante puisqu’elle a pour but de familiariser les enfants avec les instruments et la musique classique.

Je vous laisse apprécier la Danse des Chevaliers, dans Roméo et Juliette.
Dans cette vidéo, vous pouvez voir l'intégralité du ballet, grâce aux archives de l'Institut Européen de la Musique.
(chorégraphie de Rudolf Nureyev).

Tout devrait aller bien pour lui, mais le régime de Staline est sévère : les bureaucrates qui gèrent la production culturelle du pays le censurent systématiquement, ce qui a pour conséquence de le jeter dans une grande pauvreté.
C’est là qu’il va se lancer dans la musique de films, grâce à la sollicitation de Sergueï Eisenstein, en 1938, sur son film Alexandre Nevski.
En 1940, il entame une liaison avec la poétesse Mira Mendelssohn, qui deviendra sa seconde épouse. Elle est d’abord sa secrétaire et sa librettiste.
En 1941, les Allemands envahissent l’URSS. Prokofiev quitte alors sa première épouse et ses deux enfants pour s’enfuir dans le Caucase avec Mira. Ce sont tout de même des années prolifiques pour le Russe qui compose : Guerre et Paix (opéra), Cendrillon (ballet), et la Cinquième Symphonie.
En 1948, remarié à Mira, il essuie une nouvelle fois les critiques du Parti, et doit composer des œuvres sans intérêt, pour essayer de se faire bien voir. C’est un échec qui le fait retomber dans la misère. Heureusement, son ami Mstislav Rostropovitch va l’aider à récolter un peu d’argent pour vivre.

Le 5 mars 1953, Prokofiev, déjà d’une santé cardiaque fragile, meurt d’une hémorragie cérébrale, le même jour que Staline. Les journaux, qui ne souhaitaient se consacrer qu’au décès du Petit Père des Peuples, ne mentionnèrent le décès du compositeur que 6 jours après sa mort effective.
La légende veut que Prokofiev, ayant entendu à la radio l’annonce de la mort de Staline, aurait poussé un cri de joie qui s’est révélé être son dernier souffle. 
Nous avons dans nos collections quelques unes des œuvres de ce compositeur génial :

 

Bonne écoute à tous !
Bérengère.

lundi 6 janvier 2014

Don't worry, be happy!

Oyez, oyez chers lecteurs et lectrices, les fêtes arrivent et leur cohorte de cadeaux, chocolats et agapes riches et variées. Pour certains, c’est un moment de grande joie, pour d’autres… non.
Mais quelle que soit votre humeur, rien ne vaut un peu de musique pour la rehausser ou la maintenir en forme !



Maud

vendredi 18 octobre 2013

Jake Bugg ou le retour aux sources…

Jake Bugg n’est pas une nouvelle marque de whisky contrairement aux vagues consonances avec un autre « Jack » célèbre mais un jeune chanteur apparu sur les ondes en 2012. 



Frimousse de jeune premier sur la jaquette, on aurait tendance à l’imaginer sorti tout droit d’un boys band comme il en apparait de manière récurrente ces dernières années. Oui, mais en fait… non, pas du tout. A la première écoute, sa voix grave, légèrement nasillarde, vous rappelle quelque chose mais qu’il faut plutôt aller chercher du côté des années 60.
Cette voix n’est pas sans rappeler celle de Bob Dylan et cette chanson là « Two fingers », le refrain ne ressemblerait-il pas aux Beach Boys ? Enfin avec des paroles tout de même plus profondes ! Et « Broken », n’est-il pas sans évoquer Joni Mitchell ? 

Taste it

Rock trémoussant ("Taste it"), folk-rock, un brin de country (« Country song »), Jake Bugg, du haut de ses 19 ans, est revenu aux sources, accompagné la plupart du temps d’une simple guitare. Alors non, on n’est pas retourné par la créativité de sa musique mais ça ne fait rien car ce jeune natif de Nottingham nous a offert un disque indémodable, qu’on peut écouter en boucle, sans lassitude 
aucune, tant chaque morceau est un petit bijou. Que demander de plus ?


Someone told me

Maud
Site de Jake Bugg

mercredi 29 mai 2013

The Xx : un moins pour un plus

Contrairement à ce que pourrait induire ces deux lettres, ce n’est pas de pornographie dont je vais vous parler mais de musique !



Car the Xx est un groupe de pop minimaliste qui, depuis 2009, nous hante avec ses mélodies planantes. La preuve ? Combien de séries, d’émissions de radio voir même de films (dont le dernier Gatsby le Magnifique) ont repris certains de leurs morceaux pour poser une ambiance douce et mélancolique ? Des tas notamment l’intro de leur premier album nommé… The Xx

 

D’abord quatuor puis rapidement trio, les arrangements de Jamie Smith accompagnent sans écraser, les voix chuchotantes de Romy Madley Croft (guitariste) et Oliver Sim (bassiste). Le groupe est formé par une bande d’amis qui se connaissent depuis l’enfance et ont émergé au moment où la pop anglaise, lassée des frasques du groupe Oasis, était quelque peu moribonde. L’air de rien, tout en timidité, ils se sont fait connaitre avec leur musique mélancolique alors qu’on ne jurait que par Mika et ses t-shirts psychédéliques. Les dialogues des deux chanteurs au look emo, qui n’est pas sans rappeler The Cure, évoquent d’un sujet inépuisable : l’amour ! Celui qui transporte, vous laisse sur le carreau après une rupture, qui vous dévore ! Quant à la musique ? Ils puisent leur inspiration dans des courants divers comme Everything behind the girl, dont la chanson Missing a traversé doucement les années 80, tout en innovant !

 
 Je ne peux que vous inviter à écouter, le casque vissé sur les oreilles, leur premier album que nous avons enfin à la bibliothèque !

Maud
Le site des Xx

mercredi 20 février 2013

Slow down, Baby...

 Dans une Galaxie lointaine, très lointaine, il y a fort, fort longtemps existait… le slow. Bon, bien sûr, le slow n’a pas disparu mais, sauf erreur, le quart d’heure où chacun cherchait l’âme sœur le temps d’une danse lascive est révolu. Maintenant faut que ça transpire, que ça se trémousse en hochant la tête alors que cet instant volé où la piste se vidait et où seuls quelques courageux lançaient un « Tu veux danser ? » avant de poser timidement leurs mains sur vos hanches est mort. Et c’est bien dommage tout de même !
Qui ne se souvient pas, l’œil humide, de ses premières « boums», de ses premières soirées où après avoir dévoré des yeux pendant des heures un charmant jeune homme (ou une charmante demoiselle), vous attendiez avec impatience ce délicieux moment où il/elle allait comprendre qu’il/elle rêvait de danser avec vous… avant que ce ne soit le copain boutonneux qui se lance (gloups) ?
Bref, en cette période de sentiment amoureux encensé, je me dois de vous faire un laïus sur le slow. Le slow est donc une danse lente, pratiquée à deux sur un calme tempo dans une ambiance, si possible, tamisée ou encore, selon wikipédia « le slow est plus une occasion pour se caresser sensuellement qu’une danse au sens strict. En tant que telle, elle évoque les premiers émois et l'éveil sexuel des adolescents, par exemple évoquée dans le film La Boum . » (c’est ce que je disais !)
Ça relève quasiment du préliminaire aussi un choix judicieux doit être établi avant de relancer cette pratique ancestrale. Le plus long slow sur lequel tous les plus de 30 ans ont dû au moins danser une fois : « Hotel california » des Eagles. Mais si souvenez-vous : 6 minutes 30, le slow le plus long qui pouvait devenir l’un des plus beaux ou des pires moments de votre vie en fonction du partenaire !
Le slow a d’ailleurs permis une reconnaissance mondiale pour de nombreux groupes… de métal. En effet, les plus beaux slows de ces dernières décennies ont été concoctés par des groupes comme Scorpions, Metallica, the Who, Led Zeppelin ou encore ce groupe, Extreme, dont tout le monde se souvient de cette chanson :



Mais absolument pas de leurs autres compositions plus échevelées…

  

Parmi les chansons de ces dix dernières années, nous avons tenté, mes collègues et moi, de vous faire un pot-pourri des ballades sur lesquelles nous nous laisserions volontiers entrainer sur la piste… le choix fut difficile mais ça donne à peu près ça :

 

Et pour ceux qui se plaindraient du manque flagrant de chanson francophone dans cette séléction très personnelle, cela tient au fait que finalement, j’adore les slows… mais je suis fort aise de ne pas en comprendre les paroles ;)

Maud

vendredi 25 janvier 2013

Sallie Ford & the sound outside

… un  nom improbable pour un groupe qui fait parler de lui depuis un an et dont la prestation aux Transmusicales de Rennes en 2011 a nourri le bouche à oreille.
Composé de Sallie Ford, ancienne serveuse au look de secrétaire des années 50 et originaire de Caroline du Nord,  et de 3 garçons : Jeff Munger, Ford Tennis et Tyler Tornfelt originaires de l’Alaska, le groupe s’est formé à Portland, la capitale du rock indépendant.



Le look années 50 va de pair avec un son rockabilly, batterie, guitare électrique et contrebasse, servi par une voix de chanteuse de jazz éraillée et un peps communicatif ! Lorsque cette chanson atteint vos petites oreilles, indubitablement votre tête va rapidement se mouvoir et son air ne va guère vous quitter de la journée.



Il ne faut pas rater leur dernier album “Dirty radio” (radio cradingue), sorti en 2011, en attendant sagement le suivant qui arrivera dans les bacs en février.
Maud