vendredi 19 septembre 2014

GET ON UP James Brown, l’homme derrière la légende


GET ON UP
James Brown, l’homme derrière la légende

   Le 24 septembre 2014, sortira le film « Get on up » produit par Mick Jagger et réalisé par Tate  Taylor (connu pour la couleur des sentiments). Il raconte la vie de James Brown, chanteur,  musicien et surtout, un des premiers afro-américains à devenir une superstar.


    James Brown est né le 3 mai 1933. Après une enfance pauvre et difficile, il est envoyé à 16 ans en maison de redressement. C’est là qu’il se met à la boxe et rencontre Bobby Byrd avec qui il formera ensuite le groupe « The famous flame ». Le Gospel de leur début se transforme vite en  R&B et ils connaîtront un énorme succès avec des  titres comme « Try me » ou « Please, please, please ».
  Il réalise ensuite un projet qui lui tient à cœur, l’enregistrement d’un album live capable de retranscrire l’atmosphère de son show. Malgré les réticences de la maison de disque, il sort le « Live at Apollo » (disponible à la bibliothèque )
                                                         
En 1966 « It’s a Man’s World » lui vaudra le surnom de "Godfather of Soul» et il devient le porte parole de la communauté noire.
                                         

Jusque là au sommet de sa carrière, il perd de sa superbe avec l’arrivée du disco dans le milieu des années 70, mais  reste imbattable sur scène.
 En 1988, il est accusé de violence sur son épouse sous l’effet de drogues dures et sera emprisonné pendant 2 ans. A sa sortie, il essaie de combler le retard et s’associe au mouvement techno-funk.
 Hospitalisé d’urgence suite à une pneumonie, il décédera d’un arrêt cardiaque le matin de Noël 2006.

Pour patienter en attendant la sortie du film, le documentaire d’ ARTE :

Aussi disponible à la bibliotheque :



Sandrine

vendredi 12 septembre 2014

Un orchestre pas comme les autres

Nous sommes en Bolivie, et un Français a une idée saugrenue : monter un orchestre d'enfants et d'adolescents dans un village perdu au fin fond du pays ! On est à San José de Chiquitos, à 265 km de Santa Cruz, à l’est de la Bolivie.

Le soir, après les cours, ces jeunes gens entre 8 et 18 ans se retrouvent à “l’école de musique”, qui est en fait un bâtiment de deux pièces : l’une qui sert de réserve et de réparation d’instruments, l’autre de salle de répétition.

Ils n’ont aucun cours théorique, tout se fait à l’oreille et par l’apprentissage empirique. Le premier jour, l’enfant vient et écoute ce que font les autres, puis petit à petit les notes viennent. Les instruments appartiennent à l’école et rien n’est jeté ! Le concierge de l’école fait également office de “luthier”. Même les archets coupés en deux peuvent être récupérés.

Ils jouent dans des conditions déplorables : imaginez l’impact de la chaleur et de l’humidité sur le bois et les cordes ! Il est très difficile pour eux de jouer juste à cause de ces facteurs climatiques.

Les enfants sont vraiment investis dans cet ensemble, ils travaillent très dur le soir. Un violon bon marché là-bas coûte environ 100 euros, soit un mois de salaire pour un artisan. Il est donc clair que les familles des musiciens n’ont pas du tout les moyens de leur offrir des instruments. Ils voient dans la musique le seul moyen de s'échapper de la misère et de voyager dans le monde.






Photo prise sur le site du Parisien dans son article évoquant la venue de l’orchestre de San José de Chiquitos à Toulouse en juin 2014, pour le festival “Passe ton Bach d’abord”.


Cet orchestre est né de l’idée d’Antoine Duhamel, 69 ans. C’est l’ancien Premier Trombone de l’orchestre du Capitole, à Toulouse. A 30 ans, il a quitté la France pour devenir chef d’orchestre à l’étranger. Il a commencé par le Venezuela, puis a déménagé en Bolivie il y a 9 ans.

Au Venezuela, il a repéré cette façon de “manager” un orchestre : la pratique, encore la pratique, toujours la pratique ! Il s’est inspiré de “El Sistema” : c’est un programme gratuit d’aide aux enfants en difficulté par l’apprentissage intensif et collectif de la musique. Leur but est de créer des orchestres d’enfants et d’adolescents. Vous avez bien entendu : tout est gratuit pour le musicien.

L’orchestre créé par Antoine Duhamel en 1999 est uniquement composé d’instruments à cordes : violons, altos, violoncelles, et une contrebasse. Il joue un répertoire baroque occidental : Bach et Vivaldi, mais aussi du baroque traditionnel bolivien.


Ils ont eu la chance de participer à une compétition en Argentine, dont voici un extrait video :


Comme quoi, cette aventure prouve que la musique n'a pas de frontières ! Alors, tous à vos violons et jouons ensemble !

A très bientôt !
Bérengère.

vendredi 5 septembre 2014

La Britpop, ben c’est du propre !

La Britpop, contrairement à mon annonce n’est pas une poudre à récurer qui vous donnera des étoiles plein les yeux… quoique!
Mouvement musical né en Angleterre à partir de 1993 suite à l’invasion des Nirvana, Pearl Jam et autres créatures chevelues dodelinant de la tête en rythme, la Britpop s’est voulu une réaction au grunge américain. Blur, Suede, Supergrass ou encore Oasis ont redonné leurs lettres de noblesse à la musique anglaise! La fin des années 80s fut surtout une période faste pour le Hip hop, genre auquel les britanniques restent totalement hermétiques, plutôt amateurs de bon rock des années 60s, 70s.
La britpop n’a d’ailleurs rien inventé puisqu’elle s’inspire totalement de cette période, des Beatles aux Kinks en passant par les Who et les Small  Faces : du rugueux en guitare et du festif. Le quotidien est omniprésent dans les paroles mais faut que ça bouge!


Alright (1995) de Supergrass, sur l’album I should coco

Ce mouvement a fait le tour de la planète au point même de faire la une des journaux quant au conflit présumé entre Oasis et Blur, devenus rivaux par le biais des médias.



Il faut dire que Liam Gallagher, le chanteur d’Oasis n’est pas la douceur incarnée quand il s’agit de ses concurrents et Damon Albarn, leader de Blur, en a largement fait les frais. Et puis, ces bisbilles musicales ne sont-elles pas sans rappeler les grands matches Beatles / Rolling Stones qui ont fait les riches heures des tabloïds anglais? ça croustille et ça fait vendre!
La Britpop incarne surtout cette période culturelle qu’est la Cool Britania, coïncidant avec l’arrivée de Tony Blair au pouvoir, phase euphorique après de longues années conservatrices.
Mais bon, cessons les grands discours, place à la musique!


Supersonic, premier single d’Oasis en 1994, sur l’album Definitely Maybe


Girls and Boys (1994) de Blur, single de l’album Parklife

Et pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus, je ne peux que vous conseiller les excellentes émissions d’Arte, sous l’égide des années 90 cet été, qui m’ont inspirée cette petite parenthèse musicale :)
http://www.arte.tv/guide/fr/051671-000/blur-oasis/?vid=051671-000_EXTRAIT-F
http://www.arte.tv/guide/fr/051060-007/the-90s-in-music-6-6
Maud

mercredi 27 août 2014

Petites suggestions de musique pour les voyages en voiture


Les voyages en voiture sur le chemin des vacances peuvent vite devenir infernaux avec des enfants qui s'ennuient et qui trouvent le temps long. Alors j'avais envie de vous donner quelques suggestions de disques jeunesse qui donnent le sourire et la pêche pour continuer plus sereinement le voyage.
Alors "En voiture avec le Roi des Papas", où nous écoutons la radio avec météo, intermèdes, chansons et petits jeux pour patienter pendant le trajet.
On peut aussi écouter tous les classiques de Walt Disney revisités par des interprètes français. On passe un bon moment et on redécouvre des titres que nous avons tant aimés enfant. Ce disque permet ainsi la transmission entre générations avec moults souvenirs et échanges sur les films liés aux chansons.
Les éditions Naïve ont, eux, fait une compilation  "VROUM VROUM en voiture avec les naïvettes" de leurs meilleurs interprètes à écouter dans votre voiture. Vingt chansons de Vincent Malone, de ZUT, d'Abel et quelques autres qui nous enchantent sur des rythmes sympathiques et variés.




Et que vous partiez tout prêt de chez vous ou loin, je vous invite à un voyage musical autour de la planète en écoutant "Chante le monde". On découvre des chants d'Espagne, du Portugal, de Roumanie, de Pologne, de Chine et des Antilles. Bref un vrai tour du globe en quelques chansons entraînantes et très gaies.

 

Mais je pense aussi aux parents, alors je vous propose de redécouvrir 12 classiques de la chanson française interprétées par les Enfants du Choeur de la Maîtrise de Paris. Ils chantent Souchon, Nino Ferrer, Georges Brassens, Téléphone et quelques autres. Ce sont vraiment de très belles voix, justes et fraîches. Je suis sûre qu'elles vous donneront envie d'entonner avec elles ces incontournables de la variété hexagonale. 



 Voilà, voilà, j'espère que ces quelques suggestions de musique vous permettront de passer un agréable voyage sur la route des vacances.
 Valérie

mercredi 2 juillet 2014

Gustav Klimt : dernière partie

 4)                  Le fauvisme

En 1909 Vienne découvre la nouvelle génération des artistes viennois. Ils sont, pour la plupart, fascinés par Gustav Klimt et son œuvre. Cependant ils sont différents de lui, il a évolué. Les deux artistes les plus représentatifs de cette nouvelle vague sont Egon Schiele et Oskar Kokoscha. Certes ils sont inspirés par Gustav Klimt mais ils vont aussi réussir à l’influencer.
D’autres artistes vont l’influencer, ils viennent de toute l’Europe. Ainsi il découvre Van Gogh, Edvard Munch, Lovis Corinth, Pierre Bonnard ou encore Henri Matisse. En 1909 Gustav Klimt fait même un voyage à Paris. C’est un voyage qui sera déterminant car il découvrira et s’inspirera de Toulouse Lautrec dans ses œuvres futures.
Cette année est déterminante pour son art qui effectue un virage prononcé. C’est le moment où il se rend compte de la limite de son art. Il se dit qu’il faut qu’il évolue et que le doré a des limites qu’il doit dépasser. Ainsi, la période dorée n’est plus. Il diminue fortement la part du doré dans son œuvre.
Il va se remettre à faire de nombreux paysages qui seront empreints de ses influences. 
En 1912 il peint L’Allée dans le parc de Schloss Kammer. Avec un format carré typique des paysages (huile sur toile de 110 cmX110 cm).
A la vue de ce tableau on a une impression d’harmonie. L’homme n’est pas présent mais le bâtiment au fond rappelle que c’est un lieu exploité par lui. Cependant cela n’enlève en rien le sentiment de quiétude que l’on a à la vue d’un paysage. La palette des couleurs rappelle clairement les couleurs récurrentes dans le fauvisme. Les couleurs sont quand même nettement plus claires et estompées. Le jaune et le vert sont très présents et rappellent les tons pastels. 
Ses influences ne sont pas uniquement présentes dans les paysages. En 1909 il peint un autre tableau fortement influencé par Toulouse Lautrec : Femme au chapeau et boa de plumes.
Ce tableau n’est pas un paysage et pourtant il représente la même rupture dans son art.
On voit bien qu’il n’y a plus une touche de doré, plus de formes géographiques abruptes et prononcées. L’expressionnisme l’a fait se questionner sur les limites du doré et de ses représentations féminines. Le portrait de cette femme ne dévoile rien de sa nudité, elle ne regarde pas le spectateur droit dans les yeux. La palette et la touche sont clairement nouvelles dans l’art de Gustav Klimt. Le portait n’est pas un nouvel exercice pour lui mais il fait désormais preuve de nettement plus de réalisme même s’il garde toujours un aspect décoratif par la touche. La Femme au chapeau et boa à plumes montre bien que Gustav Klimt représente désormais des tableaux moins abstraits.
Portrait de Fredericke Maria Beer. Huile sur toile. 168 cm X 130 cm : 1916.


Dès le premier coup d’œil on comprend bien en quoi cette œuvre représente une rupture dans son art. Le portrait de cette femme est imposant. La ligne d’horizon est basse ce qui donne un caractère massif à sa présence. Sa robe est exotique et colorée ce qui se réfère clairement au fauvisme. Les contrastes et les couleurs denses affirment cet aspect. La rupture est aussi marquée par l’expression de la femme. Elle semble être pleine d’assurance et d’une inquiétude froide. Certains historiens de l’art on expliqué la présence de sabres en arrière plan comme une inquiétude en ces temps de guerre, puisque l’œuvre est créée deux ans après le début de la première Guerre Mondiale.
1917-1918 : Adam et Eve, huile sur toile inachevée.

Notre cher Klimt est toujours attaché aux allégories, même si son art a évolué. Il nous propose ici sa vision du couple biblique formé par Adam et Eve. On peut d'ailleurs voir qu'il met toujours la présence de la femme en avant, qui nous regarde d'un air quelque peu aguicheur. Klimt n'a donc pas non plus abandonné la provocation !
Cette oeuvre restera inachevée, du fait du décès de Gustav, en janvier ou en février (les histoires divergent) de l'année 1918. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne verra jamais la fin de la Première Guerre Mondiale.
Il aura passé une vie mouvementée ce garçon ! Jamais marié, il connut de nombreuses maîtresses, et on lui connaît 14 enfants illégitimes officiels.
Il est l'exemple même de l'artiste qui a connu les changements de goûts de son époque : d'abord on l'adore, ensuite on le déteste, ensuite on l'adore. Il ne se laissera jamais influencer par la mode et nous livre une oeuvre d'une richesse incroyable.
Je vous invite à feuilleter les ouvrages sur Klimt que nous avons à la bibliothèque.


Voilà pour vous ! A bientôt pour d'autres découvertes !
Bérengère.

vendredi 20 juin 2014

Jeremie Almanza

Qui n’a jamais eu peur du noir lorsqu’il était enfant ? Ou n’a pas osé se lever la nuit de peur que le monstre « desouslelit » ne vous croque un ou deux doigts de pied ?
Jeremie Almanza a sans doute affronté toutes ces grandes aventures enfantines pour être aussi inspiré ! Dessinateur de bandes dessinées depuis 5 ou 6 ans, il n’en a pas le classique profil.
Après plusieurs années d’études en économie, il s’est fait repérer sur le fameux forum pour illustrateurs en herbe (plus ou moins haute) Café Salé où il postait régulièrement ses jolis croquis.


Séverine Gauthier, scénariste, a adoré son univers et lui a proposé un projet pour Delcourt qui a débouché sur Aristide broie du noir, BD en vers et en rimes pour enfants angoissés mais courageux !



L’univers d’Almanza est, comme il le rappelle souvent en interview, fortement influencé par celui des réalisateurs Caro et Jeunet pour les monochromes brun, vert ou rose orangé et leur côté loufoque. A moi, il me rappellerait plutôt le Tim Burton des Noces funèbres ou de l’étrange Noël de Mister Jack avec ses personnages aux grands yeux hallucinés, sa poésie gothique et son goût pour les monstres et doudous étranges.



Dans Eco, série en 3 volumes, le scénariste Guillaume Bianco lui a fait du sur mesure pour que Jérémie Almanza puisse utiliser toute la palette de son imaginaire. Ainsi est née l’adorable Eco, fille unique de couturiers, délaissée par ses parents et qui les conduira à la ruine et à la folie pour avoir été trop généreuse avec un petit garçon et son ancêtre affamés. Accompagnée par 4 doudous nommés Socrate, Diogène, Esope et Epictète, Eco tente de survivre dans ce lieu où l’amour n’a pas sa place; jusqu’au jour où, pour enrayer la malédiction dont elle se croit victime, elle entame une longue quête à travers le pays...



Ce conte pour grands enfants est une petite merveille d’imagination qui donne des étoiles dans les yeux... et l’envie de piquer les adorables doudous d’Eco !
Bref, Monsieur Almenza, continuez à me faire rêver!... siouplaît !
Maud

vendredi 13 juin 2014

Yaël Hassan

J'ai eu la chance de rencontrer cet écrivain dans une librairie à Chartres. J'ai été fascinée par son charisme, sa simplicité et sa gentillesse. Elle nous a parlé de son métier évidemment mais aussi de sa vie qui a été riche. Yaël Hassan n'a pas commencé tôt l'écriture, ce sont les circonstances de la vie qui l'ont poussée à écrire. 
En 1994, elle a eu un accident de voiture qui l'a clouée au lit pendant plusieurs mois. Suite à cet événement, elle a écrit "Un grand-père tombé du ciel". Ce roman raconte l'histoire de Léah qui se découvre un grand-père à l'âge de dix ans car il a décidé de venir vivre à Paris auprès de la famille qui lui reste. Mais apprivoiser ce grand-père ne va pas être facile pour la petite fille.
Durant cette rencontre, Yaël Hassan nous a expliqué qu'elle écrivait cinq romans en parallèle et que chaque matin, elle décidait lequel elle allait poursuivre. Incroyable n'est-ce pas ? Je n' ai entendu aucun autre écrivain travailler de cette façon.
En plus d'écrire des romans elle fait aussi des documentaires.  Le thème de l'Occupation et des Juifs est un sujet important pour cet auteur. Elle a donc publié en 2000, "A Paris sous l'Occupation". On suit l'histoire de deux enfants : Julien et Clara. Clara est née en France de parents d'origine polonaise juive et va devoir porter l'étoile jaune à partir de 1942 et son quotidien va être encore bouleversé par les nouvelles lois prises par le gouvernement de Vichy. En complément de cette histoire poignante, l'auteur nous donne des informations historiques sur la deuxième guerre mondiale. Ce documentaire est sérieux mais le fait de voir l'histoire par les yeux des enfants allège un peu le propos. On retrouve toute la sensibilité et l'humanité de Yaël Hassan. 
Ainsi cette période de l'histoire la touche particulièrement mais elle aborde aussi des thèmes comme le handicap. "De l'autre côté du mur" est le récit de Louise en colère contre le monde entier suite à un accident d'équitation qui l'a clouée dans un fauteuil roulant. Mais plusieurs rencontres décisives vont lui ouvrir à nouveau des perspectives d'avenir. 
Mais, j'ai eu envie de vous présenter cet auteur car un de ses derniers livres est une petite merveille :"La fille qui n'aimait pas les fins" qu'elle a écrit avec Matthieu Radenac. Maya est une dévoreuse de livres. Sa mère ne veut plus lui en acheter et l’oblige à s’inscrire à la bibliothèque. Tout d’abord réticente, elle va accepter cet état de fait, d’autant qu’elle va y faire une rencontre décisive pour elle. Manuelo est un vieux monsieur mystérieux et avec qui elle a beaucoup d’affinités. Leurs échanges réguliers va mener Maya à découvrir les secrets de son nouvel ami. J’ai adoré ce roman qui est très bien écrit. Les auteurs nous offrent une belle partition à quatre mains. Les personnages sont étoffés, le récit est très cohérent et la fin est vraiment très sympa.
Et pour terminer, je vous signale que Yaël Hassan a aussi écrit un témoignage sur son adolescence dans la collection Confessions chez La Martinière jeunesse. Cette collection permet à des auteurs variés de parler de leur jeunesse avec lucidité et sincérité. Et aussi un documentaire sur la civilité.



Et en écrivant ce texte, je réalise que ce vendredi 6 juin, en Normandie, les commémorations vont être célébrées avec tous les honneurs que méritent les anciens combattants.




Bonne lecture

Valérie

vendredi 6 juin 2014

Gustav Klimt : troisième partie.

3)               La période dorée : 1903 à 1909

C’est cette période qui, par la suite, restera dans les mémoires du public, quand on évoque la peinture de Klimt : des toiles claires, brillantes où les personnages sont peints dans des postures très originales, et sont entourés de volutes multicolores, sur des toiles de grand format.
Tout comme avant de changer de période et de passer dans la Sécession, Klimt a connu un changement assez singulier d’esthétique avant de passer réellement dans la période dite dorée.
Les premières prémices de ce changement se voient dans la toile nommée Judith et Holopherne qui date de 1901.

 On voit sur cette toile une femme, qui est à la fois très belle mais aussi très sûre d’elle, très inquiétante et très sensuelle. Elle met le menton en avant, d’un signe de défi, elle a les yeux presque clos, en signe de sensualité. On peut voir ses seins, dont un entièrement dénudé. L’œil du spectateur est frappé par les éléments dorés du tableau, dont le cadre où le titre est inscrit. Il faut suivre le bras droit de la femme pour trouver la tête de sa victime, Holopherne, qu’elle a elle-même décapité, selon la légende. Klimt n’a pas représenté la décapitation elle-même mais plutôt la satisfaction de Judith après qu’elle a décapité Holopherne. Le tableau ne porte donc aucune trace de sang. Tout l’accent est mis sur la femme, et sur l’idée qu’en a Klimt : une créature à la fois belle et inquiétante, sensuelle et froide. Le tour de cou doré de Judith donne aussi l’impression que sa tête est détachée de son corps : de là à y voir un rappel de la décapitation…


Mais l’œuvre qui marque cette transition de façon encore plus poussée et dont j'ai parlé dans le précédent article s’appelle la Frise Beethoven, en 1902. Elle a des dimensions dantesques : 2.16 m de haut et 29.95 m de long. Par conséquent, je ne mettrai que certains détails de la frise en photos.
Elle a été construite, plus que peinte, puisqu’elle fait appel à des matériaux différents tels que le plâtre, la nacre, les roseaux, l’or, les pierres semi précieuses.
Cette frise cherche à exprimer en images la Neuvième Symphonie de Beethoven, et s’inscrit dans un travail plus large, puisque ses amis de l’atelier vont monter une exposition qui tourne autour d’une statue du compositeur faite par Klinger. Pour cela, Klimt s’inspire d’un article écrit par Richard Wagner, qui a mis des mots sur cette symphonie. Ces mots racontent une histoire, et c’est cette histoire que Klimt met en images dans sa frise.
Le sujet de la frise est simple et tourne autour du fait que l’Homme recherche le bonheur. La frise met en scène un personnage : dans le détail 1, on voit un homme qui, vêtu comme un chevalier, dans une armure entièrement dorée représente l’humanité qui part à la quête du bonheur. Il est poussé par le Destin, et semble choisi pas les dieux (les deux personnages au-dessus de sa tête).
Cet homme va devoir traverser et vaincre de nombreux dangers pour arriver au salut de l’Homme. C’est ce que l’on peut voir dans le détail 3, avec le monstre en forme de singe, les femmes rousses et très sensuelles qui représentent la luxure et la présence de serpents qui évoquent le mal.
Or dans la frise, on voit que l’homme arrive à vaincre ces obstacles, aidé en cela de la personne que l’on voit sur le détail 2 : la Poésie, reconnaissable grâce à sa lyre. Elle est là pour le guider à travers les épreuves. Enfin, quand le chevalier a passé toutes les épreuves, il peut rencontrer l’amour et sceller cet amour dans une étreinte passionnée, dans un baiser qui signe la victoire de l’Humanité sur le mal (détail 4).
Le problème est que l’œuvre est surchargée d’allégories que le public n’a pas comprises, et l’absence de perspective a troublé grandement les spectateurs qui ont rejeté en bloc l’exposition sur Beethoven.

1905 : Les trois âges de la femme
Voici la toile qui exprime un thème régulier de l’œuvre de Klimt : une enfant, une femme jeune, et une femme vieille, avec toutes les questions sur l’impossibilité d’échapper à la vieillesse et à la mort.
  






1907-08 : Danaé
  On retrouve un thème mythologique, qui nous renvoie à ses débuts. C’est un épisode de la mythologie grecque, très sensuel puisqu’on voit Danaé qui reçoit la pluie de pièces d’or de Zeus entre ses cuisses. La pose est très érotique, on voit un sein, on voit la jeune femme d’un angle très peu banal, puisqu’on voit sa cuisse relevée au premier plan du tableau. La pluie de pièce est dorée, les cheveux de Danaé sont roux, d’un roux flamboyant qui représente la sensualité et l’érotisme. Ici Klimt brise un des tabous de l’époque : la représentation de la jouissance sexuelle de la femme.

1907-08 : Le Baiser
  Ce tableau est considéré comme le chef d’œuvre de Klimt, et c’est celui que tout le monde a à l’esprit quand on parle de lui. C’est cette toile qui symbolise la période dorée. Le format de cette toile est carré, on a un couple enlacé, dans  une étreinte qui semble à première vue être de l’amour. L’homme prend possession de la femme en prenant son visage fermement entre ses mains. La femme a une posture figée, ses mains sont crispées, et son visage est inexpressif. Ses orteils sont crispés au bord de ce qui semble être un précipice.
De ce tableau se dégage une atmosphère inquiétante, où la vision de l’amour est atténuée par une vision plus angoissante, qui dit au spectateur que tout peut finir précipitamment, que la mort est toujours associée à l’amour.
Voilà pour la période dite dorée de notre cher Gustav ! 
Il nous restera encore une dernière période à décortiquer ensemble, sa période Fauve ! "Roooaaoooaoaoaoaoarr", me direz-vous ! Ah non, pas ce fauve-là ! 
Quels blagueurs vous faites ! A bientôt ! 
Bérengère.

vendredi 23 mai 2014

Le Brésil et le football

Le compte à rebours a commencé. La coupe du monde de football au Brésil va débuter le 12 juin soit dans moins de 30 jours. Le Brésil est un pays gigantesque et il a la réputation d'être le pays qui aime le plus le football. Pourtant, le sport numéro 1 là-bas est le volley-ball et le beach volley.

Alors pourquoi cet engouement pour le football ? Et pourquoi nous associons toujours le Brésil avec ce sport ? Le football est né en Angleterre au 19e siècle d'une scission avec le rugby. Les premiers clubs sont créés à Londres en 1863 et le football va vite y devenir professionnel. En 1870, ce sport arrive au Brésil avec les marins anglais. Il reste longtemps amateur puis en 1933, il se professionnalise et l'engouement pour ce sport va se développer. 
Ainsi la culture du ballon rond s'est propagée progressivement au XXe siècle à travers le pays en même temps que la construction d'une idendité brésilienne. Les intellectuels brésiliens ont fait un rapprochement entre les danses traditionnelles du pays et la façon de jouer des footballeurs. Dans les années 1940, un style brésilien s'affirme, le "foot samba" avec une maîtrise du ballon qui prend racine dans la danse. 
A partir de ce moment là, des infrastructures vont être construites comme le stade Maracana à Rio de Janeiro de 1948 à 1950. En 1950, le Brésil va accueillir la coupe du monde que les joueurs vont perdre contre l'Uruguay. Mais ils la remporteront en 1958 et encore trois fois, la dernière en 2002.
La diffusion des matchs à la radio dès 1938 va renforcer l'ancrage de ce sport dans le pays. Les journalistes sportifs vont aussi aider à populariser le football. 
Dans l'équipe de 1958, un joueur va briller, c'est le jeune Pelé, 17 ans, et un talent en or. 


 Suite à cette victoire, le pays rentre dans une phase de modernisation et d'industrialisation qui va durer jusqu'à la coupe du monde de 1970 où l'équipe brésilienne gagnera tous ses matchs jusqu'à la finale. Les années 80 vont être plus difficiles car ses meilleurs joueurs vont partir à l'étranger et le niveau national va chuter. Mais en 1994, ils vont remporter une quatrième coupe grâce notamment à Romario et Bebeto.


Aujourd'hui, en 2014, ils organisent la coupe du monde et leur ambition est évidemment de la gagner. Pour le moment, ils continuent à travailler dans les stades qui ne sont pas terminés. Il leur en reste quatre à finir d'ici l'ouverture du Mondial mais la plupart des Brésiliens sont optimistes et croient que tout sera prêt le jour J. 
Et si le football vous laisse de marbre mais que les voyages vous inspirent vous pouvez découvrir ce pays grâce à quelques documents que nous possédons.


Bon voyage.
Valérie

samedi 17 mai 2014

Les livres lus ou comment s’en mettre plein les oreilles !

Comme je vous en parlais dans mon post précédent, les beaux jours arrivent et c’est le moment de se confectionner des petits bidules uniques et préférés. Mais pourquoi ne pas en profiter aussi pour, en même temps, lire un roman ? Heu… certains vont me rétorquer, et à juste raison, « comment je fais, moi, pour tenir un livre tout en cousant et en faisant du Ukulélé ? » (rayez la mention inutile, bien sûr)
Ce à quoi je leur répondrai : « ben, t’es pas obligé de le lire, tu peux l’écouter ! » Silence général soudain… Car oui, chers lecteurs, roulement de tambour et de cymbales: à la bibliothèque, vous pouvez maintenant emprunter des livres lus !
C’est’y pas formidable ! Grâce à Sandrine qui est parvenue à pousser les murs, enfin les CDs, nous avons maintenant la possibilité de vous proposer quelques romans, polars ou classiques à écouter en faisant la cuisine, du bricolage, du jardinage… enfin bref, tout autre chose.
Évidemment, la collection débute aussi est-elle modeste mais les suggestions sont les bienvenues !




En attendant qu’elle s’étoffe, je me permets de souligner une initiative de férus de littérature, sur le blog « littérature audio » où vous pourrez télécharger et écouter des classiques (car libre de droits) en littérature, histoire, philosophie, etc…
Bonne et joyeuse écoute à tous !

Maud

PS : Autre association dont je ne peux que louer l’entreprise : la bibliothèque sonore de Rambouillet, affiliée à l’Association des donneurs de voix.  Les livres sonores, lus par des bénévoles et enregistrés sous forme de CD mp3, sont prêtés gratuitement à toute personne n’ayant pas une vision suffisante pour lire ou qu’un handicap moteur empêche de tenir un livre. Ils sont livrés à domicile et retournent à la bibliothèque gratuitement, par la poste.