mercredi 30 mai 2012

Payphone

ou comment un bureaucrate en costume cravate se retrouve en marcel en 4 minutes et 40 secondes

Maroon 5 sort le clip de "payphone" comme une petite mise en bouche de l'album "overexposed" dont la sortie est prévue le 25 juin prochain (achat prévu à la bibliothèque !).

Petit résumé : Lors d'un braquage de banque, un employé de ladite banque s'enfuit avec sa jolie collègue pour échapper aux malfaiteurs.

Scénario 1 : Les deux jeunes gens se réfugient auprès de la police qui vient d'arriver sur les lieux.

Scénario 2 : L'employé abandonne l'employée subjuguée par tant de bravoure derrière une voiture (tout à fait quelconque). Il se précipite pour en voler une autre (beaucoup plus branchée) et démarre pied au plancher. Sur ces entrefaits, la police se précipite dans le sillage de cet individu louche laissant le braquage se poursuivre tranquillement. C'est alors que le banquier se révèle pilote de rallye, sème tout le monde et laisse finalement la belle voiture exploser sous un pont.

Eh bien... quel scénario ont-ils choisi, d'après vous ???
Devant mon air égaré, tel une poule devant un cure-dent, une collègue compatissante me propose de traduire les paroles pour saisir les subtilités de l'histoire. Et là, je ne trouve plus d'analogie pour exprimer mon incompréhension. 
Exemple
Now when you see me I'm stunning
À présent, quand tu me vois, je suis au top
And all of my cars start with the push of a button
Et toutes mes voitures démarrent par simple pression sur un bouton
Je crois que je vais retourner à mes stabat mater, moi ! Non, même pas vrai, une fois de plus, ça bouge, ça danse, encore un tube dans l'air !
˜
Pour ceux qui ne connaissaient pas Maroon 5, il s'agit d'un groupe créé à Los Angeles en 1997 autour de Adam Levine (le banquier devenu voyou), chanteur guitariste. Leur premier album, sorti en 2002, "songs about Jane", a connu un succès planétaire et le groupe faisait la première partie des Stones en 2005.
Ecoutez ce tube... eh oui, vous connaissiez Maroon 5 !
 
Pour la mélodie, écoutez aussi, Jason Mraz ou Keane, pour le rythme, écoutez Katy Perry, Rihanna, pour les paroles...non, rien !
Sandrine

mercredi 23 mai 2012

Mikaël Ollivier, raconteur d'histoires...

Mikaël Ollivier se dit avant tout « raconteur d’histoires » : scénarios, romans pour la jeunesse, les ados ou romans policiers pour adultes... ce touche-à-tout de l'écriture, jongleur de mots, enfant... n'aimait pas lire! Voilà de quoi rassurer bien des parents. Son univers à lui, c’était la musique. Cette passion ne l’a d’ailleurs pas quitté, semble-t-il, puisqu’elle reste présente dans la plupart de ses romans (il est aussi l’auteur d’un essai sur Bruce Springsteen avec Hugues Barrières). Ensuite vint le cinéma, premier terrain de jeu pour le futur romancier. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si, nombre de ses récits sont adaptés pour petit ou grand écran (le téléfilm tiré du roman Frères de sang est d'ailleurs passé samedi 12 mai sur France 2).




Je pourrais bien sûr vous dire combien nous aimons cet auteur à la bibliothèque mais la fiche découvertes de ce mois-ci vous en a donné un avant goût. Cette pluralité des supports et des publics nous a tout de même intriguées: comment passe-t-on du polar pour adulte, parfois très sombre comme L'inhumaine nuit des nuits, à l'histoire d'une passion amoureuse pour ados comme Star-crossed lovers? Comment choisit-on son sujet? Comment construit-on la trame, les personnages?... Bref les questions sont nombreuses et nous aurons la chance de les lui poser le mardi 22 mai à 20h30 en salle polyvalente, rencontre à laquelle, chers lecteurs, vous êtes chaudement conviés!
Maud
Le site internet de Mikaël Ollivier
Sa page Facebook

mercredi 16 mai 2012

Le Festival de Cannes

Tout le monde a en tête le tapis rouge, les journalistes, les marches du plus célèbre festival de cinéma du monde. Mais connaissez-vous les origines, les coulisses de cette manifestation qui s'est appelée jusqu'en 2002 Festival international du film ?
Tout commence en 1946 sous la houlette de Jean ZAY, ministre des Beaux-arts. Cette année-là, il a eu lieu du 20 septembre au 5 octobre. Un contrat sera passé avec la Mostra de Venise pour que les deux festivals se déroulent en alternance et sera respecté jusqu'en 1951.
Ce festival a été créé pour recompenser le meilleur film, le meilleur réalisateur, le meilleur acteur et la meilleure actrice d'une compétition internationale de films. Puis sont venus s'ajouter le Prix du jury, le Grand prix et la Palme d'or qui naîtra en 1955 à l'initiative de Robert Favre Le Bret, qui travaille au sein de la direction du festival cette année-là.
En 1947 est instaurée la Commission de sélection. C'est cette commission qui procédera à la sélection des films en compétition. A cette époque, la pression des Etats est très forte. En 1952, le festival se déroulera au Printemps et évitera la concurrence avec la Mostra de Venise et le festival de Locarno.
A partir de 1969, des changements majeurs vont survenir. La Quinzaine des Réalisateurs sera créée à partir de cette date-là et elle va permettre de présenter des films de cinéastes encore peu connus du public. Cet évènement existe toujours aujourd'hui. Puis en 1972, sous la présidence de Robert Favre Le Bret, deux comités de sélection sont instaurés : un pour la France et un autre pour le cinéma international. En 1978, Gilles Jacob arrive au poste de délégué général du Festival et crée la Caméra d'or qui récompense le meilleur premier film de toutes les sections et la section Un certain regard.
Gilles Jacob va permettre au festival de défendre au mieux la liberté d'expression et de création contre la censure et les pressions internationales. La constitution du jury va être aussi modifiée : il était  composé des membres de l'Académie française, désormais se seront des célébrités du monde du cinéma.  Le président du jury est aujourd'hui obligatoirement une personnalité du cinéma internationalement reconnue.
Pour être sélectionné, un film ne doit pas avoir participé à un autre festival international, ne pas avoir été projeté en salle ailleurs que dans son pays d'origine et son tournage doit avoir été achevé moins de douze mois avant le Festival. La durée des courts métrages est de quinze minutes maximum.
Le Festival de Cannes a connu au cours de son histoire des controverses mais aussi des moments plein d'émotion. J'aime particulièrement celui où Vanessa Paradis chante avec Jeanne Moreau "Le tourbillon de la vie" en 1995.

Valérie

vendredi 11 mai 2012

"Arte Radio, c'est un coffre à histoires..."


Cette jolie petite entrée en matière est une phrase de Sylvain Gire, l'un des fondateurs d'Arte Radio. Elle existe depuis le printemps 2002 et n'est disponible que sur internet. Et pourtant, malgré ses 10 ans d'existence, il m'aura fallu de longues journées pluvieuses pour faire, enfin, sa connaissance (donc "vive la pluie!"... du moins quand elle ne dure pas trop longtemps.).
Mais qu'est-ce qui fait d'Arte Radio une radio unique en son genre? On a beau être assidu à la chaine Télé, la radio n'est pas un copié/collé sonore de sa grande soeur. "Arte Radio, c'est un coffre à histoires" car en effet, ce ne sont pas les histoires qui manquent: des portraits intimes, des histoires d'amour, de naissance, d'opinions, de révoltes, de décès... la vie quoi!
Soif de liberté amoureuse de femmes d'origine maghrébine, indignés de Wall Street, ou encore cette jeune femme gardienne de refuge en Haute Montagne:


  Il y a aussi les histoires inventées tel "comme un pied", fiction radiophonique, qui a reçu le prix Europa 2011 récompensant les réalisateurs européens de programmes radio, et qui conte l'arrivée du jeune Mémed, fraichement débarqué du Sénégal, dans un club de foot français (avec Jackie Berroyer en entraineur). Un petit bonheur!

 

Arte Radio est à l'origine de l'Ouvroir de Radiophonie Potentielle qui s'inspire de l'Oulipo et produit des créations radiophoniques... parfois un peu étranges. Enfin, des sons glanés à travers le monde et qui vous transportent dans les rues de New-York, Calcutta ou au milieu des Grenouilles de Taïwan.
Une radio en creative commons, sans animateur où le plus passionant côtoie le plus bizarre, une sonothèque dont chaque reportage peut être téléchargé et être écouté dans le métro, en ballade, sous la couette...
Bref... Arte Radio est devenue MON coffre à histoires!

 Maud

PS: Et comme ce genre d'expérience donne envie de créer soi même, une plateforme d'Audioblog a été mise en ligne pour laisser à tous la possiblité de créer son propre journal sonore.

vendredi 4 mai 2012

A la découverte de Frédéric STEHR

Frédéric Stehr est né à Paris. Sixième d'une famille de sept enfants, il fréquente les Beaux-Arts, mais passe volontiers son temps dans les jardins où il crayonne. Il exerce différents métiers, peintre, charpentier... avant de se consacrer entièrement à l'illustration.
Il va travailler avec différents auteurs et notamment son frère, Gérald. Aimant dessiner les animaux, ses techniques de prédilections sont les crayons de couleur et l'aquarelle.
Parmi tous ces albums, j'aime particulièrement "Un cochon chez les loups". L'humour, les personnages, l'histoire, tout l'album est parfait à lire à haute voix.
Pour découvrir un peu de l'univers de cet auteur, une vidéo a été réalisée par des enfants de CP dans le cadre d'un atelier autour du métier d'illustrateur.


Valérie

vendredi 27 avril 2012

Liste de livres que j'adore... mais qu'il m'est impossible de vous conseiller tellement c'est tiré par les cheveux...

Cela fait un petit moment que nous réfléchissons au concept de listes romans, disques, BD, etc... nous pourrions vous en dénombrer des indispensables, toutes catégories confondues, parce qu'après tout, les bibliographies, ça nous connait!
Oui mais voilà, parmi tous les livres que je conseille à longueur d'année, il y en a une petite poignée d'irréductibles que j'ai beau avoir vraiment aimés, je ne sais jamais comment vous les présenter. Dès que je commence à en parler, je sens l'œil suspicieux, le sourcil se lever et il me faut rajouter un "bon, ok, c'est un peu compliqué comme histoire mais tentez l'aventure, ça pourrait vraiment vous plaire" avec un grand sourire en prime pour convaincre!
Voici donc ma liste des "inconseillables" (et que pourtant, j'ai adorés):












S'il y a un point commun entre tous ces romans c'est qu'ils sont considérés comme des transgenres: mi fantastique, mi science-fiction, mi polar, mi récit intimiste... inclassables justement, même pour les éditeurs ou libraires qui ne savent jamais trop où ranger de tels ouvrages. On pourrait sans hésiter ajouter certaines œuvres de Julien Gracq mais étant un grand auteur classique, il est toujours plus facile de le glisser dans les petites mains avides.
Pour couronner le tout, tous ces romans sont écrits par des plumes riches et imaginatives alors... vous êtes déjà conquis! (sinon... il reste toujours l'hypnose)
Maud

vendredi 20 avril 2012

Des bibliothèques pas comme les autres

La bibli des deux ânes, la "Biblioburro", a été créée en 1990, par un instituteur, Luis Soriano Bohorquez, en Colombie. Cet instituteur, tous les samedis, visite plusieurs villages isolés dans la région de La Gloria. Aux enfants de ces villages, il lit des ouvrages et leur en prête jusqu'à son prochain passage. Cette bibliothèque permet à beaucoup d'enfants d'accéder à un grand nombre d'ouvrages et aux joies de la lecture.
Les débuts de la "Biblioburro"

Il existe dans le monde d'autres bibliothèques hors les murs : par exemple en Suède, le "Bokbatten" sillone l'archipel de  Stockholm  pour apporter à quelques lecteurs des dizaines de livres pour patienter pendant les longs mois d'hiver. Le bateau passe deux fois par an, en octobre et en avril. L'aventure de cette bibliothèque flottante a commencé en 1953 quand les îles étaient très peuplées. Aujourd'hui, il continue son périple malgré la désertification de l'archipel.

Au Kenya, la Camel library Services est une bibliothèque transportée par des chameaux dans une région difficile d'accès pour les voitures. Cette bibliothèque a  pour but  l'accès à la culture et l'alphabétisation de la population nomade. Une caravane est constituée de trois chameaux. Un chameau peut porter 200 livres.
En France, Henri Vendel créa à Châlons-en-Champagne en 1938 un service pour desservir des populations éloignées des bibliothèques centrales : les bibliobus. Ces bus particuliers vont à la rencontre des lecteurs dans les villages isolés. Ce service est organisé et rendu par les bibliothèques départementales de prêt.
Valérie

vendredi 13 avril 2012

1935 : 2 aventuriers, 1 itinéraire


C'était en 1935.
Le Sinkiang ou Turkestan chinois, perdu en Asie centrale, majoritairement occupé par le désert du Takla Makan et entouré, à l'est du désert de Gobi, au sud de l'Himalaya et des hauts plateaux tibétains ; ce bout du monde était alors un lieu de rencontre et de tension, d'ambitions coloniales et révolutionnaires majeures.

C'était un temps où Les Indes étaient britanniques, le Pakistan n'était donc pas, l'Union était socialiste soviétique, de nombreux russes blancs s'étaient exilés dans cette Chine perdue donc protectrice, les communistes de Mao marchaient pour échapper au Kuomintang de Tchang Kaï-chek, les japonais occupaient la Mandchourie et les nomades, bouddhistes ou musulmans, montaient et démontaient leurs yourtes au gré des oasis.

C'est cette région qu'Ella Maillart et Peter Fleming souhaitaient découvrir. L'un, correspondant du Times, l'autre, journaliste pour le Petit Parisien, tous deux poussés plus par la passion que par les obligations professionnelles, ils profitent d'une mission en Mandchourie pour faire un détour de 8 mois vers cette région qu'aucun occidental ne traverse plus depuis plusieurs années. Il en reste aujourd'hui 2 livres, 2 regards sur la vie quotidienne en camion ou à dos d'âne, sur cette région lointaine et pourtant centrale.

Pour les voyageurs sédentaires, ce blog devrait également vous intéresser !
Sandrine

vendredi 6 avril 2012

Une source d'inspiration inépuisable: les Arts premiers

Le Musée du Quai Branly est un beau musée, comme l'a souligné Valérie dans son post précédent, mais les trésors de ce bâtiment sont, à mes yeux, ses collections que l'architecture et l'agencement ont su mettre en valeur.
Les arts premiers furent longtemps dénigrés par les occidentaux: considérés comme une "création collective", comme un art "primitif ou populaire" de personnes dépourvues de culture, trop abstrait en comparaison des canons européens naturalistes... Bref, les idées de l'époque transparaissaient dans la moindre expression culturelle extérieure à l'Occident. Ces critères faisant loi, le monde artistique s'est longtemps fermé aux formes d'art égyptien, babylonien, préhistorique, ou même chinois et japonais, pourtant contemporains.
Les philosophes des lumières, au XVIIIe siècle, furent les premiers à dénoncer l'opinion qui ne jurait que par l'art classique. Dépasser ses préjugés esthétiques et subjectifs fut l'une des missions que se donnèrent certains tout au long du XIXe siècle, s'appuyant sur les découvertes des ethnologues.
Ne nous leurrons pas, le processus fut long et ce n'est qu'au début du XXe siècle qu'une passion commune pour l'art africain réunit plusieurs artistes comme André Derain, George Braque ou Pablo Picasso... Cette source d'inspiration nouvelle est constatable dans la révolution picturale qui suivit celle des impressionnistes, notamment chez les cubistes. Ce qui avait été tant dénigré pendant des siècles devint soudain la modernité incarnée!

 
A gauche: Masque Bobo-Fing, région d'Etoumbi, Congo
A droite: Les demoiselles d'Avignon (détail), Pablo Picasso (1881-1973)

Modigliani ou Brancusi tombèrent, parmi d'autres, sous le charme des masques et sculptures venues d'Afrique qui inspirèrent une très grande partie de leurs œuvres.

A gauche: Madame Zborovska, Amadéo Modigliani (1884-1920)
A droite: Masque Fang, Gabon

Les arts premiers sont enfin reconnus comme des œuvres d'art à part entière et il est amusant de constater que, même aujourd'hui, la source d'inspiration n'est pas tarie...

A gauche: Sculpture De l'île Malo, Vanuatu
A droite: Princesses oubliées ou inconnues (Extrait), Rebecca Dautremer


Maud

mercredi 28 mars 2012

Le Musée du Quai Branly

Le musée du quai Branly se situe dans le VIIe arrondissement de Paris au pied de la Tour Eiffel. Il a été crée par Jean Nouvel.
Ouvert depuis le 23 juin 2006 au public, il réunit les anciennes collections d’ethnologie du musée de l’homme et celles du musée national des arts d’Afrique et d’Océanie.
Chaque année, dix expositions sont proposées au public. Actuellement trois expositions vous sont proposées : Patagonie, la pluie, l'invention du sauvage : exhibitions.
Ce lieu est entouré d’un superbe jardin créé par Gilles Clément, architecte-paysagiste.
Dans ce musée, un parcours fluide vous permet de découvrir les collections découpées en quatre zones géographiques : Océanie, Asie, Afrique, Amérique. Evidemment rien ne vous oblige à parcourir l'ensemble du musée en une seule visite !

Avant de partir à la découverte des musées parisiens, pourquoi ne pas feuilleter ces quelques livres ?


 
Valérie